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            En écoutant la dernière vidéo mise en ligne par Pierre Leré Guillemet, tirée d'un satsang donné à Lyon avec, comme presque toujours, Gérald Ben Merzoug, j'ai retenu cette phrase de Jésus que Phène nous avait déjà citée et qu'il commenta exactement comme elle l'avait fait.

    « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée » (Matth. 10-34)

         Indépendamment du contexte évangélique où le Maître annonce à ses disciples qu'il leur faudra faire face à l'incompréhension d'autrui et se démarquer de tout leur entourage pour défendre la Vérité qu'ils auront découverte, cette phrase est également une indication essentielle sur la manière d'atteindre à cette Vérité.

          Alors qu'innocemment chacun pense rechercher la paix, Il leur montre avec véhémence qu'ils auront à manier l'épée du discernement, cette épée tranchante avec laquelle il leur faudra sans faiblir couper en eux toute forme d'attachement aux apparences, aux désirs et aux idées du monde, toute forme de croyance acquise.

          Aucune joie ni aucune paix durables ne peuvent être trouvées au sein du monde apparent. Le glaive qui tranche dans les croyances et les habitudes acquises, à la suite d'une observation authentique et courageusement objective de soi-même est donc l'arme la plus précieuse qu'ils auront inévitablement à utiliser.


          Voici cette vidéo, avec en image de présentation un de ces épisodes de fou-rire qui font la spécialité des interventions de Pierre et Gérald... La citation retenue se trouve entre 13'10 et 13'33.


     

     


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         Hier, nous fêtions la Conversion de Saint Paul. Evènement qui touchait mon cœur très profondément.

         Aussi étais-je particulièrement à l'écoute, lorsque comme chaque jour où le temps le permet, je m'installai pour méditer sur un siège abrité de mon jardin, les yeux ouverts sur la beauté des choses... En effet, si j'ai longtemps médité les yeux fermés je m'en garde bien aujourd'hui, pour avoir trop pris l'habitude d'utiliser des pensées afin de forcer mon mental dans certaines directions : j'en ai retiré une grande défiance envers les domaines entrevus, les considérant souvent comme des rêves. Le rêve éveillé accompagné de musiques inspirantes m'a notamment souvent égarée.

         Je conservais donc les yeux ouverts, et me disais :

    « Tu mets des formes et des noms sur ce qui est... alors qu'il n'y a que Lui. »

         "Je me disais" est une formule pour des pensées qui passent : en fait ce serait plutôt "ça disait".

              Alors me revint le récit de la conversion de Paul (qui se nommait alors "Saül").

             On dit qu'en route vers Damas il tomba de son cheval (on peut comprendre qu'il sortit de son corps, que son âme s'arracha momentanément au monde matériel) et qu'il fut aveuglé par une grande lumière au point de ne plus rien voir durant plusieurs jours.

             "Ne plus rien voir" c'est ne plus voir le monde des formes et des noms ! Mais la "grande lumière", elle, était bien présente, et c'était ce que j'appelle "Lui", l'Essence radieuse de toutes choses et qu'il a identifié comme étant Jésus.

            Cependant une voix puissante se faisait entendre en son cœur, l'exhortant à la conversion : de même, dans le récit de la Transfiguration de Jésus sur le Mont Thabor, "voix" et "lumière" sont synonymes et concomitantes pour les apôtres présents. Une fois absorbé hors du corps, les différents sens humains deviennent un seul pour frapper le cœur, et alors l'auditeur les assimile au Maître qu'il reconnaît dans l'instant.

         « Saül, pourquoi me persécutes-tu ? » semble lui dire Jésus.

        Voix de l'Âme profonde qui demande au mental de cesser de la scléroser par des jugements et des concepts, voire de la clouer sur la croix de l'espace-temps.

       Ainsi cette "conversion" correspond exactement au moment où, quittant l'identification à votre corps et à votre histoire, à votre personne, vous n'identifiez plus non plus les formes environnantes, mais vous contentez de voir en toutes choses le Seigneur, l'Être, le Soi, Unique et resplendissant.

             Le mental cesse alors de régner avec son système de contrôle et de division pour laisser place à l'Amour qui transfigure tout, illumine tout, inonde de Joie et de Gratitude.

     

     


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        Où règne le Printemps, ce Seigneur de Saisons, une musique mystérieuse se fait entendre.

         Là des torrents de lumière coulent en tous sens.

         Peu d'hommes peuvent atteindre à ce rivage.

         Où des millions de Krishna se tiennent les mains croisées ;

         Où des millions de Vishnu sont prosternés ;

         Où des millions de Brahmanes lisent les Védas ;

         Où des millions de Shiva sont perdus dans la contemplation ;

         Là des millions d'Indra et d'innombrables demi-dieux ont le ciel pour demeure.

          Là des millions de Saraswatis, déesses de  la musique, jouent sur la Vina.

          Là mon Seigneur se révèle à Lui-même et le parfum du santal et des fleurs flotte dans les profondeurs de l'espace.

     

    Kabîr, La Flûte de l'Infini, XV

     


          Les poèmes de Kabîr nous mènent au lieu le plus sacré de nous-même : dans ces profondeurs de notre cœur, où même les dieux auxquels nous avons pu croire sont dépassés. Quand nous plongeons au plus profond de la méditation, s'ouvre un univers illimité dans lequel tout prend naissance, à partir duquel tout apparaît - même nous-même.

             Pour celui qui a réussi à remonter ainsi à sa propre Source, le monde n'est plus qu'une danse extatique... Car, comme l'exprime magiquement la dernière phrase, il n'est plus que la révélation de l'Esprit à Soi-même.

     

     


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    Dieu unique

    Infiniment multiplié

     

    Dieu unique

    Infiniment diversifié

     

    Dieu unique

    Infiniment resplendissant

     

    Dieu unique

    De Vérité à l'infini

     

    Dieu unique

     Infiniment exprimé

     

    Dieu unique

    Au Cœur intime de Tout

     

    Dieu unique

    Éclatant dans l'Abîme

     

     

     

     


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           Vendredi 10 vers 20 heures a lieu une Pleine Lune importante, car outre qu'elle est accompagnée d'une éclipse (ce qui veut dire que notre chemin de développement s'aligne sur son énergie, car elle est conjointe à l'Axe du Dragon, ou des Nœuds lunaires), elle se situe également sur cette puissante conjonction Saturne-Pluton en Capricorne qui nous remue depuis longtemps en nous incitant à travailler sur nous en profondeur afin de tout réaménager dans notre existence... ou presque (et cela également au plan collectif !). 

        À ce sujet, je vous invite si vous êtes intéressés à suivre la vidéo publiée par Émilie Charton, qui en présente bien la problématique.    

         Cependant ce n'est pas mon propos mais juste la pose d'un décor, destiné à montrer que Celui vers qui nous tendons, que nous cherchons, va peut-être s'exprimer davantage, se donner davantage à connaître dans ces moments de forte intensité émotionnelle.

        Or justement, voici deux "Maîtres" dont la Parole m'a vivement frappée hier. 

          Tout d'abord, j'ai rouvert le livre des poèmes de Kabîr,
    et me suis arrêtée sur celui-ci :

     

        Dans le vase terrestre sont des berceaux de verdure et des bocages ; en lui est le Créateur.

         Dans ce vase sont les sept Océans et les innombrables étoiles.

         Le joaillier et sa pierre de touche sont dedans.

         La voix de l'Éternel y retentit et fait jaillir le printemps.

         Kabîr dit : « Écoute-moi, mon ami ; mon Seigneur bien-aimé est dans ce vase. »

    Kabîr, La Flûte de l'Infini, Gallimard-Poésie
    poème n°VIII dans la traduction d'Henriette Mirabaud-Thorens

     

             Ce sont des paroles merveilleuses qui nous interpellent par leur douceur et nous obligent à réfléchir à leur sens, nous échappant au premier abord.

             Cependant après des années de réflexion, la surprise et l'émerveillement restent les mêmes, comme s'il s'agissait d'une lecture totalement nouvelle.

                Surtout si je les rapproche des mots de Mooji tout aussi merveilleux, diffusés avant-hier mais prononcés le 7 octobre lors d'une retraite silencieuse à Zmar au Portugal.

         (Je cite "à peu près" son traducteur ou sa traductrice, qui nous donnent à chaque fois la chance de comprendre clairement tout ce qu'il dit).

     

    «  Ce Silence que vous pouvez sentir est votre parfum. D'où vient-il, ce parfum, que personne ne peut toucher, mais que l'on peut seulement être ? Étrangement, vous êtes déjà cela, mais endormis à cela. (...)

        Il y a un dicton qui dit : "Tu veux goûter le miel, tu ne veux pas être le miel ; mais si tu goûtes le miel, tu es le miel aussi."

         Est-ce que je peux dire ça comme ça ? Tu te goûtes toi-même... Comment peux-tu te goûter toi-même ? C'est juste une manière de dire...  

       (...)

         Peut-être commencez-vous à compter à partir de 1. Pour moi c'est zéro, et je suis à la place du zéro... Heureux, ne construisant rien mais découvrant tout ce que le Père fait apparaître, j'expérimente ma chance : je ne suis rien, apparaissant comme quelque chose, et me réjouissant des deux. 

         ... C'est comme le Soi qui se contemple lui-même. C'est la plus belle des joies en fait... »

    Vidéo ci-dessous, entre 1h12 et 1h18 environ puis 1h26

     

     Surtout, ne manquez pas d'écouter la suite si le cœur vous en dit...

     

     

         

     


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