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           Voici quelques vers d'un poète et philosophe indien du 10e siècle. 


    - Possédé par ta Présence -

    - Contemplant ta Présence -

    - Identique à ta Présence -

     

    Quand je médite cela

    Je n'ai plus aucune attente,

    Je déborde de Joie...

    Outpala Deva
    Hymnes à Shiva

     

       Puis quelques notes de musique : le Nocturne de Respighi.
     

     

     

    Du Silence jaillit la Musique 

    Du Rien jaillit le Monde

    Dans une merveilleuse profusion de nuances de couleurs

    Amour Créateur

     Mâyâlîlâ

     

     


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            Ce passage des évangiles synoptiques, relaté par Matthieu en son 8e chapitre (versets 23-27), Marc en son 4e (versets 35-41) et Luc en son 8e également (versets 22-25), me poursuit par la puissance de son message. 

          Voici le souvenir que j'en ai :

      Comme Jésus traversait avec ses disciples le Lac de Tibériade sur un de leurs bateaux de pêche, voici que s'éleva un vent violent qui produisit des vagues gigantesques, mettant l'embarcation en grand péril.

         Lui cependant, dormait.

    - "Sauvez-nous, Seigneur ! Nous coulons !" hurlèrent les marins en proie à la plus vive terreur.

      Réveillé par leurs cris, Jésus se leva et d'un geste, apaisa le vent et les flots. Puis il leur dit : "De quoi donc aviez-vous peur ?"

     

        Cet épisode ne peut manquer de me rappeler les vers du philosophe latin Lucrèce, que j'avais jadis appris par cœur et dont voici une traduction :


    " Qu'il est doux de voir peiner quelqu'un dans la tempête, tandis que tu es toi-même à l'abri sur le rivage ! Ce n'est pas que tu te réjouisses du malheur d'autrui, non, mais plutôt que tu es trop heureux d'en être épargné ... "

     
       La philosophie de l'advaïta vedanta, qui nous enseigne que tout est en nous, nous montre que cet "autre" est aussi nous-même, et que lorsque nous réussissons à nous détacher de l'histoire personnelle tissée depuis notre enfance, nous découvrons enfoui en nous un espace de paix exempt de toute lutte et inaccessible à toute tempête. Cet espace étranger aux mouvements du monde serait notre véritable nature, inaltérable et parfaite. 

         De même le passage de l'évangile expose une situation dont tous les éléments peuvent être perçus comme des aspects de nous-même : la mer en furie, ce sont nos émotions qui se déchaînent ; le vent qui souffle, c'est notre mental qui souffle des pensées d'angoisse ; les disciples désemparés, c'est l'image de notre moi qui se sent menacé et impuissant. Mais où est donc "le Seigneur"... ? Celui que la tempête n'affecte pas, celui que la peur de la mort n'atteint jamais, celui qui par sa seule présence fait s'éteindre tout mouvement mental et émotionnel, celui enfin devant qui le petit moi personnel doit s'incliner, dépassé ?

          On prétend que c'est lorsque la Nuit semble la plus noire, que le Jour est près de se lever pour la dissiper... 

     

          Il est étonnant de remarquer, au-delà de toute remarque sur les bouleversements actuellement visibles dans le monde et dans les vies des uns et des autres, que nous approchons d'une Pleine Lune (qui aura lieu demain matin vers 6h40) marquée par un carré (c'est-à-dire un conflit) avec Mars lié à Neptune en Poissons. Neptune, Dieu de la mer, est chez lui en Poissons et Mars, Dieu de la Guerre, y déchaîne une terrible tempête.

         Mais que se passe-t-il avec cette opposition Soleil-Lune au début du Sagittaire et des Gémeaux ? La lune, reflétant le Soleil à son opposé lui renvoie son énergie décuplée, telle la corde totalement bandée d'un grand arc cosmique ; et d'arc il est bien question puisque le Soleil exprime l'énergie du Sagittaire, ce Centaure (mi-cheval mi-homme, donc animal doué de conscience) qui pointe sa vision vers l'infini.

        Or début Sagittaire se trouve déjà Jupiter, le Maître des dieux, qui est là en son domicile et donc y exprime toute sa puissance d'autorité bienveillante.

          Tout semble donc indiquer que ce Roi des Rois endormi, oublié, peut resurgir à la faveur de ce conflit et de l'appel au secours suscité. En se produisant au tout début d'un signe, cette Pleine Lune apporte la possibilité d'une surprise, la lune n'entrant dans le signe des Gémeaux pour se mettre face au Soleil que trente minutes environ avant le moment exact de son apogée, puis dans sa course rapide se plaçant face à Jupiter quelques heures seulement après celle-ci...

          Mais l'espoir d'un apaisement est-il suffisant, quand il n'est qu'un concept mental ?

         L'ABANDON, qui reviendrait pour les disciples à accepter de couler à pic, n'est-il pas la seule attitude réellement utile pour rencontrer ce Maître endormi dans les profondeurs de soi-même ?... S'abandonner, c'est aussi fermer les yeux, s'endormir soi-même en toute confiance et donc n'être plus que FOI, cette foi qui caractérise également la nature de Jupiter - second maître des Poissons, en astrologie.  


    *  *  *

         Note du 23/11 :  Hier soir après la rédaction de cet article, puis ce matin j'ai eu la surprise de rencontrer d'innombrables occasions d'éclater de rire, ce qui n'est pas du tout habituel et m'a paru merveilleusement agréable ! Ce fut même un fou rire inextinguible durant un bon moment... Force m'est donc de constater que, située en Gémeaux, la lune avait elle aussi son mot à dire, apportant légèreté et espièglerie, et permettant de comprendre que l'humour est la meilleure façon de se détacher du drame apparent de la vie. Elle qui fait gonfler les marées, elle montrait pourtant que rien de tout cela ne devait être pris au sérieux.

        Belle leçon. Belle réponse de l'univers.

     

     


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           Une découverte au sujet du verset 5 du Prologue de l'Évangile de Jean (que je préfère dans la version de  Jean-Yves Leloup1) :

    «  La Lumière luit dans les Ténèbres, les Ténèbres ne peuvent l'atteindre. »


          Cette Lumière, c'est ce que nous sommes vraiment, c'est ce que chacun de nous est en vérité.

          Lorsque nous sommes pleinement nous-mêmes, lorsque nous nous exprimons, lorsque nous aimons, lorsque nous rions, nous sommes cette Lumière qui brille inaltérablement.

         Cette Lumière est notre présence au monde, elle a son aspect spécifique pour chacun de nous, sa particularité autant que sa nécessité. Nous devons la laisser briller, comme le rappelait Jésus au chapitre 5 de l'Évangile selon Matthieu (versets 14 à 16) :

     

    « Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.… Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes. »


        Autrefois je croyais qu'être « la lumière du monde » cela voulait dire, « être un bon chrétien qui témoigne aux autres en vue de les convertir » !

             Ce n'est pas cela du tout.

            On est Lumière en étant tout simplement Soi-même, pleinement soi-même.

        
                Et qu'est-ce que les Ténèbres ? 

             Je croyais que c'était une allusion aux mécréants, à ceux qui ne respectaient pas les dogmes chrétiens... Erreur de tous les fanatiques ! Rien à  voir avec cela !

           Jésus était un enseignant spirituel, un vrai. Pas un fondateur de religion.

           Les Ténèbres, ce sont nos jugements, nos appréciations, nos critiques. C'est ce que nous pensons de nous et ce que nous pensons des autres. Ce sont nos pensées de dénigrement, qui rabaissent les autres ou nous rabaissent nous-mêmes ; ou nos louanges, qui nous font croire les autres supérieurs et nous poussent éventuellement à les envier. Ce sont nos comparaisons, nos calculs, nos efforts inutiles pour changer ce que nous sommes dès l'origine en Vérité.

           Ces Ténèbres cherchent à éclipser la simple Lumière que nous sommes. Elles réussissent  souvent à la voiler, comme on met la lampe sous le boisseau ; mais elles ne peuvent l'éteindre !! Et c'est cela la Bonne Nouvelle : la Lumière finira toujours par dominer ! 

           Ainsi, n'ayons pas peur d'exprimer ce que nous sommes, loin des jugements qui dans nos sociétés sont légion. Lâchons-les totalement. Nous seuls savons ce qui est bon pour nous, et plus nous le manifesterons, plus cela embellira le monde.

     

    voir ici, ou .

     


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          Il arrive un jour où vous ne lisez plus pour lire, mais pour être inspiré.

           Et étant inspiré, vous êtes émerveillé...

          C'est ce qui peut arriver avec cet étonnant petit livre, la toute récente première traduction française du "traité" (en vers, sous forme de strophes, donc plus "oeuvre poétique" qu' "exposé philosophique") attribué à Shankara et intitulé :


    « La distinction entre l'observateur et l'observé »

     

    Lectures merveilleuses

     

        Bien sûr, cela ne se lit pas comme une histoire ; chaque strophe (shlokah en sanskrit) demande à être méditée, et c'est pour cela que José le Roy, le traducteur, développe abondamment chacune d'elles.

         De plus, si l'on s'est un peu familiarisé avec la langue d'origine et que l'on observe attentivement les remarques liées à l'adaptation du texte, on peut avoir de belles surprises... C'est ce qui m'est arrivé avec la strophe n°20.

         Voici la traduction proposée :

    « Être, Conscience, Béatitude, forme et nom : telles sont les cinq parties. Les trois premières constituent la nature de Brahman ; le deux autres constituent la nature du monde. »

    Traduction José Le Roy (éd. Almora)


       Ces trois mots, "Être, Conscience et Béatitude" sont ordinairement formulés en sanskrit par cette expression : "Sat-Chit-Ananda" - qui d'ailleurs correspond précisément à ces termes en français.

        Or ici, ce ne sont pas du tout ces termes-là qui sont employés dans le texte, et le traducteur prend bien la peine de l'expliquer dans son développement (heureusement)...! Mais alors pourquoi les traduit-il ainsi, prétendant que "c'est la même chose", quand par la suite l'expression "sat-chit-ananda" sera constamment utilisée dans les strophes ultérieures ? Il y a forcément une différence de sens ! Et c'est celle-ci qui m'a émerveillée.

        Mais bien sûr avant cela, quelques explications.

        Dans cet exposé, l'auteur (Shankara ou l'un de ses continuateurs) nous montre que nous, le sujet, sommes spectateurs d'un "monde" qui est constitué d'objets, autrement dit de "formes", que par l'activité mentale nous définissons au moyen de "noms".

        Au "monde" (observé) appartiennent donc les formes (de quelque nature qu'elles soient, car peut être qualifié de "forme" tout ce qui est perçu par nos sens), puis leurs noms (ce par quoi notre mental les appréhende).

        Cependant qui sommes-nous, nous qui observons ? Après examen minutieux, nous découvrons que notre corps est également observé par nous comme un objet, et donc n'est pas nous ; puis nous découvrons qu'il en est de même de nos émotions, que nous pouvons nommer ; de même pour nos sensations, puisque l'usage même du possessif les rend obligatoirement distinctes de nous-mêmes ; enfin, avec un peu d'insistance, nous pouvons même être témoins des pensées, qui surgissent en nous puis disparaissent, nous entraînant certes souvent mais finissant toujours par nous quitter ; et même si des croyances sont enracinées en nous, il nous est possible de les mettre en doute et de les voir disparaître.

        Pour Adi Shankara (comme pour le Bouddha d'ailleurs) tout ce qui vient puis repart, tout ce qui est soumis au temps ou à la décrépitude, ne peut être considéré comme la réalité ultime pour nous qui, nous le sentons bien en avançant en âge, n'avons jamais cessé d'être ce que nous sommes, enracinés dans notre être profond : dans cette stabilité profonde qui ne peut être que réelle !

           Et cet Être que nous sommes fondamentalement (qui est le même pour tous, car si nous ôtons toutes les caractéristiques physiques et mentales nous nous découvrons tous semblables), c'est ce que Shankara nomme "le Brahman".

        Attention, il ne s'agit pas là du dieu "Brahma" : nous ne sommes ni dans la mythologie, ni dans un quelconque système de croyances. Non, ce Brahman, dont José le Roy tente une traduction française avec le mot "l'Immense", est strictement comparable à Celui que Jésus appelait "le Père", et qui est aussi le "Principe d'origine" évoqué au début de l'Évangile de Jean.

    *

     
           Voyons donc le texte précis. Je cite le texte du commentaire.

        «  Le shlokah commence par ces trois mots : "asti, bhati, priyam".

         "Asti" signifie "il est". Cette êtreté n'a aucune forme, aucune couleur, aucune taille. Le Brahman EST et tout ce qui est est ultimement Brahman, comme tous les bijoux en or sont effectivement faits d'or.

        "Bhati" signifie "il brille" ou "il se manifeste" et par extension "il est conscient". La conscience est la lumière qui éclaire le monde et le rend manifeste ; cette lumière brille en nous mais nous ne la reconnaissons pas.

           Enfin "priyam" signifie ce qui est cher, précieux ; ce mot renvoie évidemment au troisième terme de la trilogie rencontrée précédemment : être, conscience, béatitude. La conscience nous est chère au sens où elle est ce que nous aimons par-dessus tout, car elle est ce que nous sommes.  

     (Note)- asti bhati priyam signifie exactement : "Il existe, il apparaît, joie", mais c'est une autre façon de nommer ce qui a été appelé plus haut "Être, Conscience, Béatitude."  »

    La distinction entre l'observateur et l'observé, trad. José Le Roy  

     
         Je le trouve bien hardi d'amalgamer ainsi les termes, car quelle merveille que les idées évoquées dans ce début de strophe ! Tout comme le verbe "asti" me rappelle avec force son équivalent grec "esti" (= "est" en latin), qui n'est pas le sanskrit "sat" (lequel a souvent le sens de "vérité"), le verbe suivant "bhati" rappelle étonnamment le grec "phaïneï" car les sens sont les mêmes : "il apparaît", et "il brille", soit "il se manifeste" (d'où le dérivé français "phénomène"). 

        C'est la lumière qui surgit de l'ombre, et tout de suite nous sommes happés par la similarité avec le prologue de l'évangile de Jean, où, issu du "Principe" (ou de "Dieu au commencement" dans les traductions chrétiennes) surgit le "Verbe", qui est la "Lumière des hommes", et "par qui tout a été fait" ! 

         Comme dans notre tradition chrétienne, "Dieu" est de nature triple : Père (ou matrice originelle), Fils (ou projection lumineuse), et Amour qui les unit (l'Esprit Saint si mystérieux, qui s'avère souvent être le lien reliant le Père au Fils, ou encore le moyen utilisé par le Fils pour inonder le monde de Sa Puissance...). Les parenthèses que j'ai ajoutées à la phrase précédente ont pour but de sortir de la sotte assimilation habituelle de ces éléments à des "personnes" et qui plus est, à des individus de sexe masculin !

        Le mot "priyam" en sanskrit est un substantif neutre signifiant "le cher", "l'aimé" ou encore "l'agréable".

        Pourquoi donc modifier ainsi une formulation si particulière ? Sans doute pour la facilité, parce que la traduction en semble impossible ! En effet dans le texte d'origine il n'y a non plus ni masculin, ni féminin dans les verbes qui se conjuguent sans pronom sujet et de façon totalement impersonnelle...

    *

     
            Méditons donc sur cette beauté. 

           
           Que retiendrons-nous ?  « Il est, il resplendit, délice... » ?


         Ce qui m'a frappée plutôt, c'est d'étudier la phrase en sens inverse. C'est de voir comment remonter de ce qui est visible à ce qui est réel. 

           Prenons l'observation de quelque chose que vous aimez particulièrement, de quelque chose qui ouvre votre cœur, qui le fait vibrer. Cela peut-être une personne, un enfant ou un animal que vous aimez, ou une musique qui vous émeut, ou un paysage magnifique... n'importe.

           Enlevez son nom, conservez juste l'objet - la forme - le spectacle ou l'audition.

          Puis enlevez toute forme et ne gardez que la sensation d'amour qui vous submerge.

           Là, vous êtes déjà dans l'unité. L'amour englobe tout, ce que vous aimez et vous-même.

           Puis remontez à la source de ce que vous ressentez : d'où cela surgit-il ? De quoi est-ce fait ? 

           Remonter encore au-delà est très difficile. Car dans le domaine de Brahman, tout est unité, tout est l'Océan infini, tout est le Ciel.

         

     

     


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    La seule Vérité, c'est Être.

       Et peu importe l'expression que l'on peut donner à cet Être, ce qui fait dire à Claudette Vidal qu'il est bon d'avoir un ego, à condition qu'il soit devenu le serviteur et non plus le tyran originel. Ce qu'elle nomme ego, c'est l'apparence, la couleur et la saveur diversifiant chaque forme d'expression du Soi.

         Il y a une affirmation qu'aujourd'hui je souhaite retenir tout particulièrement dans l'Asthâvakra Gîtâ (traduction de Jacques Vigne, éditions Accarias L'Originel) :

    « Même si tu avais pour enseignant Hara (Shiva), Hari (Vishnou), ou celui qui est né du lotus (Brahma), tu n'en serais pas pour autant établi dans le Soi : il te faudra encore pour cela tout oublier ! »

    (chap. XVI, 11)


        En effet, derrière les noms de ces "dieux" se cachent des concepts. Le mental les étiquette et en fait des figures personnalisées. En fait ils ne sont rien que les créations du mental.

         De même, tout ce qui a été formulé verbalement pour être appris et mémorisé est concept, de qui que provienne l'enseignement considéré. C'est comme un mur érigé auquel nous nous heurtons ou que nous tentons de gravir...

         La "vie" (mot qui rappelle le latin "via", que l'on traduit par "chemin"), du premier regard posé sur le monde jusqu'au dernier, est un parcours destiné à nous faire comprendre que nous sommes immuables, intangibles, invulnérables, puisque nous constatons à chaque instant que nous sommes toujours le même, toujours le même, et que même cloué au lit à 90 ans nous sommes toujours exactement le même que lorsque nous avions deux ans.

         C'est là, dans cet Être rayonnant et unique que nous sommes vraiment.

          Et tout le reste, ce ne sont que des concepts mentaux, les murs de notre prison. Lorsque nous avons réussi à les oublier (car le mental n'est que nuages ! Un coup de vent, ou même la simple chaleur du soleil fait se dissiper la brume... et c'est alors la plongée dans un Silence égal à l'Espace), nous retrouvons notre état originel et nous déployons à l'infini - muets, muets dans le Sourire du Jour.

     


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