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        Entrepris en février 2018 pour faire suite à "L'Instant Secret" - beaucoup plus ancien -, ce blog est actuellement en pause pour la préparation d'un recueil de poèmes qui s'intitulera 

    « La Quête »

          et qui, articulé en 7 parties, s'achèvera avec celle intitulée "Émerveillement" et sur le dernier poème publié ici (La flûte).

     

    La Quête

      

        Il sera signé de mon nom véritable, comme les précédents, et sera de même publié par les éditions Stellamaris, situées en Finistère.

         Sa sortie est prévue pour novembre 2018.

     

    NB : La maquette de couverture ci-dessus est indicative mais pas encore totalement déterminée. 

     

     


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    Bien-Aimé

    Dans le tumulte des voix du monde

    Seul le son de ta flûte

    Parvient à mon oreille 

     

    Pur délice

    Il enchante mon âme

      

    Toi dont le visage seul

    Ensoleille le monde

     

     

     


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                33 est un beau chiffre... Et l'Ode correspondante contient des joyaux.

           En voici le début :

         « Ô échanson, verse le vin en abondance, afin que s'évanouisse cet état qui balance entre la crainte et l'espoir.

           Détruis la pensée : qu'avons-nous à faire d'elle ? »


          L'ivresse est recherchée pour chasser l'activité mentale et ses fluctuations. À l'instar de certaines prises de drogues, elle vise à atteindre un état d'extase, où l'âme est totalement immergée dans l'Amour qu'elle ressent.

          En voici le résultat, plus loin :

        «  Le monde est devenu semblable au Mont Sinaï, chacune de ses parcelles est remplie de lumière.

           Pareille à Moïse, l'âme s'est évanouie dans la vision de Dieu.

          Chaque créature unie à Lui, dans l'union à l'origine de sa propre origine,

          Se moque du néant et applaudit à sa propre manifestation.

          Chaque feuille est fraîche et joyeuse, chaque atome crie sa joie :

         " La résignation est la clé du bonheur, et l'action de grâces est la clé du contentement."   »


           L'ode elle-même est très longue, avec des vers parfois obscurs, parfois sublimes. Je m'en tiens donc à cet extrait en soulignant ces trois messages : 

          -  sous l'effet de l'ivresse, le monde devient lumière car il apparaît uni avec son origine ("à l'origine de sa propre origine") : Lui, c'est à dire l'énergie primordiale ("Dieu").

            -   toute créature, n'étant que l'émanation de cette Lumière primordiale, ne peut que se réjouir d'être ("applaudit").

              -   les deux attitudes essentielles à adopter pour tout être vivant sont, d'une part ce qu'il appelle "la résignation" et que nous appellerons plus volontiers l'acceptation pleine et entière de tout ce qui survient (incontournable puisqu'en tant que créatures nous n'avons aucune prise sur le monde), et d'autre part "l'action de grâces" (qui va de soi, car quel cadeau inouï que la Vie !).

           

    Note : Extraits cités dans la traduction d'Eva de Vitray Meyerovitch (éditions du Seuil).


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    Parfois je crois être un bassin inondé de pétales de roses.

    Des lumières apparaissent, bienfaisantes comme une pluie de tendresse.

         Ce sont comme des confidences intimes, des paroles secrètes non formulées et audibles seulement par le cœur, qui subitement les reconnaît. 

            Le chant que j'ai découvert a ouvert une immense fenêtre qui m'a tenue éveillée dans son écoute presque toute la nuit - alors que je venais de lire ces mots de Rûmî :

    « Ce soir, lutte contre toi-même, ne t'endors pas,
    Afin de découvrir les largesses que répand la joie. »
    (Ode mystique 258)


          Le texte est en sanskrit, adressé au Dieu des dieux Shiva, et il est ici interprété par Deva Premal avec Manose, merveilleusement inspirés tous deux - elle au chant et au synthétiseur, lui à la flûte de bambou et au chant en écho.   



            En voici les paroles si émouvantes, avec un essai de traduction. 

        La formule "tvam eva" (ou "twameva" suivant la prononciation) signifie : "toi précisément", c'est-à-dire "c'est toi qui...", ou "toi seul...". 


    Tvam eva mata cha pita tvam eva,
    Tvam eva bandhus cha sakha tvam eva ;
    Tvam eva vidya dravinam tvam eva, 
    Tvam eva sarvam, mama Deva Deva !


    Toi qui seul es ma mère, qui seul es mon père,
    Toi qui seul es mon proche, qui seul es mon ami ;
    Toi qui seul es mon savoir, ma richesse,
    Tu es vraiment mon Tout, mon Dieu, mon Dieu !

     

     


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           Les choses arrivent comme elles doivent arriver.

         On consulte son thème astral, des cartes divinatoires pour savoir que faire, comment envisager l'avenir... et on en vient parfois à conclure que c'est l'oracle qui nous a influencé dans nos choix.

          Ainsi, le père d’Œdipe s'entendit-il prédire qu'il serait tué par son fils et fit-il son possible pour l'éviter en expédiant celui-ci dans le pays voisin ; tandis qu'Œdipe lui-même, apprenant qu'il devait tuer son père, fit son possible pour l'éviter en s'exilant dans le royaume voisin. Deux propositions négatives s'annulant comme nous le montre l'algèbre, il tua par accident celui qu'il ignorait être son père, tandis que ce dernier par accident provoqua celui qu'il ignorait être son fils. 

           « C'était écrit », dit-on souvent...

           Éternelle question du libre arbitre ! Qui bien sûr, si l'on considère l'univers comme une pure projection instantanée du Divin, devient sans objet. En effet, vue depuis un point situé en dehors de l'espace et du temps, une destinée est identique au simple visage d'une personne, toutes les caractéristiques et expériences d'un individu étant ramassées en un seul point, en une explosion unique, une fleur unique.

           « C'était », non pas « tes cris » mais « ton cri ! » me dis-je alors, songeant au cri poussé par le nouveau-né à sa naissance.

          On dit souvent qu'un horoscope de naissance est l'expression de l'univers lorsque vous avez pris votre première respiration en tant qu'être humain : il est donc la représentation de votre cri. L'univers apparu alors est à la fois votre création, votre projection, et le miroir votre être.

           La vie que vous expérimentez est donc vous-même, au même titre que le corps projeté dans le miroir. Et à ce titre elle ne peut être remise en question, et doit être appréciée à sa juste valeur, sans recherche d'amélioration ni de modification aucune.

           Tout ce qu'elle contient d'actes ou de recherches de tous ordres a sa raison d'être, sans qu'aucun jugement, positif ou négatif ne soit autorisé car il serait ultérieur à l'être, pur produit d'un mental déconnecté du vrai.

           Apparaissant comme une fleur au milieu d'un jardin ou comme une gerbe de feu d'artifice dans le ciel, nous appartenons à un ensemble qui nous dépasse et n'avons aucune possibilité d'intervenir sur l'ensemble, celui-ci étant par nature même parfait, et nous-même n'en étant qu'un fragment. La seule tâche qui nous incombe est de

    NOUS ÉPANOUIR


    ce qui nous est  intensément difficile... puisqu'il faut renoncer à tout jugement, et s'abandonner totalement à ce qui est.

         Alors nous sommes comme les oiseaux : ce qui émane de nous est notre chant (notre cri) et il n'y en a pas d'autre, et c'est de là que surgit la Beauté de l'ensemble. On pourrait aussi parler du "parfum" de chacun comme le font beaucoup d'éveillés, ce qui est la même chose en se plaçant dans le domaine des fleurs...

     

    C'est ton cri

     

     

     


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