• Porté par la vague, par l'Océan

     

            Je parlais dans l'article précédent de douter de l'Intelligence Supérieure ! Mais comment en douter si l'on ne cesse d'être confronté à un tourbillon auquel on ne peut faire face ? Il y a bien une Force qui le suscite, et si l'on ne peut y voir clair, c'est bien que cette Force nous dépasse.

              On se pose alors mille questions sur "que faire" et "que va-t-il se passer" ; et c'est alors que revient en tête la phrase de Ramana Maharshi (que je cite en substance) :

    « Vous êtes embarqués dans le train de la Vie, et n'ayez crainte, celle-ci vous mènera sûrement à destination. Alors asseyez-vous, déposez vos bagages, et respirez tranquillement ; laissez-vous porter et profitez du paysage. »


         Déposer ses bagages, c'est : ne plus se poser de questions, arrêter de chercher "que faire". Se laisser inspirer et miraculeusement les choses se mettent en place toutes seules. Chaque instant apporte sa bénédiction car vous ne vous attendiez pas à une si belle solution ... tout en continuant à trembler pour ce qui va suivre, mais le processus continue, et cela va se faire... SANS VOUS.

             Alors, vous revient en tête ce texte lu aux entrées des églises :

    « Si souvent nous ne sommes pas conscients de la manière dont Dieu nous porte aux jours difficiles ! Voici, d'après un poème brésilien, ce qu'en dit un croyant :

    Cette nuit, j'ai eu un songe : je cheminais sur la plage, accompagné du Seigneur.
    Des traces sur le sable rappelaient le parcours de ma vie :
    les pas du Seigneur et les miens. Ainsi, nous avancions tous deux jusqu'à la fin du voyage.

    Parfois, une empreinte unique était marquée; c'était la trace des jours les plus difficiles, des jours de plus grande angoisse, de plus grande peur, de plus grande douleur...

    J'ai appelé : - Seigneur, tu as dit que tu étais avec moi tous les jours de ma vie, j'ai accepté de vivre avec toi. Pourquoi m'avoir laissé seul aux pires moments ?

    Il m'a répondu : - Mon fils, je te l'ai dit, Je serai avec toi tout au long de la route. J'ai promis de ne pas te quitter. T'ai-je abandonné ? Quand tu ne vois qu'une trace sur le sable, c'est que ce jour-là c'est moi qui t'ai porté.

    De même, aujourd'hui, ayez confiance en Celui qui sait vous porter aux heures difficiles. Il est fidèle, Celui qui pour vous a été au bout de son amour. »


          Et vous riez de la naïveté du poète en question. Comment pourrait-il y avoir vous et votre Seigneur, cheminant côte à côte, et des jours plus difficiles que d'autres où celui-ci vous porterait tandis qu'il vous abandonnerait quand tout va mieux ?! 

           Ce n'est pas "aux heures difficiles" qu'Il vous porte, c'est tout le temps.

          Seulement comme un enfant turbulent, vous vous débattez pour marcher tout seul... Arrêtez de gigoter ; laissez-vous porter.

         Comme sur l'Océan, pour être réellement porté, il faut "faire la planche", c'est à dire "faire le mort" et s'endormir littéralement, totalement abandonné aux vagues...

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 5 Juin à 14:31
    daniel

    J'adhère à la phrase de Ramana Maharshi.....Accepter totalement, inconditionnellement ce qui vient.....Mais c'est très difficile !!

      • Mardi 5 Juin à 17:22

        Cela ne se découvre qu'à force d'une longue pratique...

    2
    Samedi 9 Juin à 08:53

    Traversant une période de turbulences diverses et variées, j'entends ces mots et j'essaie de les vivre... j'observe le printemps à l’œuvre et prends confiance, tout est parfait... Beau week end à toi, merci.  brigitte

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