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    « Peu importe ce qui survient ;
    Ce qui importe, c'est Qui tu es,
    Toi qui le perçois. »

    Mooji

     

    Amma accueille tous ceux qui viennent à elle, quels qu'ils soient, d'où qu'ils viennent, quels que soient leur histoire ou leur problème...

    Elle leur ouvre ses bras et leur offre sont amour, constamment, sans distinction, avec une infinie patience.

     *  *  *

     
        Ainsi dois-en permanence accueillir et embrasser tout ce qui se présente à moi, sans distinction, sans jugement, avec amour et infinie patience. Accueillir et aimer les événements, les personnes, les situations, les sentiments ou les pensées en tant que faisant partie de Ce qui est là ; c'est-à-dire de ma propre image : car ce que je perçois reflète ce que je suis profondément, seul mon mental habille les choses à sa convenance selon le prisme de mes conditionnements.

         La patience est le premier signe de l'Amour.

     
         Récemment j'évoquais cette question qui aurait pu, selon Eckhart Tolle, être posée à tout moment par le maître Rinzaï :

    « À cet instant précis, que manque-t-il ? »

        Après réflexion et application de l'exercice, je remarque qu'elle n'élude rien des possibilités de "manque" présentes dans l'esprit. Ce qui la fait tomber, ce n'est pas le travail de recherche ni les réponses trouvées, bien au contraire !

           Ce qu'il faut, c'est l'observer et découvrir qu'il ne s'agit que d'un concept : le "manque" est juste le contenu d'une pensée... D'ailleurs, "l'instant présent" également ! S'arrêter pour saisir un instant est déjà une opération mentale.

     
         Si comme le prescrit Mooji je demeure en tant que Cela qui perçoit, et si comme Amma j'embrasse et accueille avec amour tout ce qui se présente à cette perception sans distinction, alors j'accueille de la même façon la pensée du manque, la pensée de l'instant présent, et toutes ces pensées qui font partie de l'Être et sont simplement là, survenant puis disparaissant tour à tour... 

     

     


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           Mon père me récitait une petite fable en mouvement perpétuel qui m'amusait beaucoup mais dont je n'ai jamais pu me rappeler - ni retrouver - la partie centrale.

              En effet il énonçait lentement ce début :

    « La scène représente un désert... »

             Puis le débit de sa parole allait s'accélérant et s'amplifiant de plus en plus jusqu'à cette fin, de nouveau ralentie :

    « Oh-oh ! s'écrie la foule enthousiasmée ! 
    Et elle réclame une nouvelle représentation. »

            et enchaînait sur la reprise du début, presque chuchotée et très mystérieuse :

    « La scène représente un désert... »


             C'était un travail théâtral extrêmement rythmé et très proche de la musique.      

         Or, maintenant que se profile la pleine lune du Bélier (31 mars prochain) qui correspond énergétiquement à un travail à faire sur soi au sujet de l'agressivité, et eu égard à certains événements récents, je ne puis éviter de rapporter ce dont je me souviens du contenu intercalé à grande vitesse entre ces phrases.

           En voici à peu près (et abrégée) la teneur :

       Entre un tueur armé jusqu'aux dents qui menace d'abattre tout ce qui bouge et perce de plusieurs rafales les baraques d'un saloon qui s'effondre.

            À l'opposé surgit alors un cow-boy au grand cœur qui l'interpelle et lui ordonne de déposer ses armes.

            Sans se laisser impressionner, le bandit tire sur le cow-boy, qui riposte aussitôt.

            On entend deux déflagrations, et tous deux tombent, morts sur le sol !

           [ Oh-oh ! S'écrie la foule enthousiasmée ... ! ... ]

           

          Ainsi le cycle de l'action s'est annulé : du bon et du méchant, il n'en reste aucun.

        Et sans cesse se répète la scène projetée : la vie, la mort ; l'apparition, la disparition ; le début, la fin ; la parole, le silence ; l'agitation, le désert... 

          J'aime beaucoup cette évocation du Saṃsāra...

     

     


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           Le monde que je perçois est mon miroir, dit-on...

           Les personnes que je rencontre se comportent parfois comme le chœur antique qui, dans les tragédies de Sophocle, répond à l'héroïne pour soutenir ses différents états émotionnels. 

     

    L'héroïne

    «   Hélas ! mes sœurs, quelle douleur !

    Le choeur des suivantes

    - Ô popoï, ô popopoï ! Hélas ! Avec toi nous pleurons ! »

     

        Parfois l'héroïne jubile et le chœur danse de joie avec elle.


    « Quel bonheur ! Quelle chance insensée ! Dansons, rions ensemble ! »


      Mais parfois aussi le chœur exprime une idée possible et non présente à l'esprit de l'héroïne... 


    « Ne pleure plus ! Regarde :

    La lune qui se lève au-dessus du vieux puits...* »

    (*allusion à une mélodie de JG Ropartz)

        Et soudain c'est l'extase et toute la douleur s'envole.

     

             Ainsi se colorent les journées de l'héroïne dont je regarde les évolutions depuis mon fauteuil d'espace.

           Il y a des couleurs, du mouvement ! 

           Cela m'occupe... 

     

     


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              "Aime ton prochain comme toi-même".

              Cela ne veut pas dire : "occupe-toi de ton voisin" ou "inquiète-toi de ceux pour qui il est de bon ton d'exprimer de la compassion".

               Le mental adore cloisonner, fabriquer des devoirs, des mouvements à accomplir dans l'espace ou dans le temps, des personnes auxquelles s'attacher ou desquelles dépendre, faire des plans en établissant des étapes... Et tout cela est un labyrinthe infernal dans lequel on tourne comme une souris blanche dans un circuit fermé.

         

            Dans la réalité, l'expérience me traverse comme le vent passe à travers l'espace.

          Et "mon prochain" est tout simplement la prochaine rencontre (événement, individu, ressenti, n'importe) qui va se présenter à moi - exactement comme la prochaine vague qui va me traverser lorsque je nage dans l'océan...

           Et je dois simplement la reconnaître comme étant ma propre image, comme étant le simple flux de ma respiration, que j'aime en l'absorbant, en l'accueillant comme étant moi-même...

     

            Parfois c'est si évident ! Quelle douceur alors ! Quelle grâce !

            Mais la difficulté jaillit lorsque cela ne va pas de soi...

     

            Se laisser surprendre. Ne rien attendre. 

     

     

     


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