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          Ecoutez à partir de 15'43 (en principe c'est calé pour démarrer de là) l'émouvant témoignage de Vincent Hamain lors de son fabuleux voyage hors de son corps déclaré cliniquement mort.

          Aller vers la Source, vers notre Réalité, c'est comme si cent milliards de mamans nous ouvraient les bras en nous disant en un seul instant "Je t'aime" ! (19'50 - 20')

          C'est cette Lumière intense vers laquelle on s'élève au moment de la mort, selon ceux qui ont expérimenté comme lui une NDE, mais on ne parvient pas jusqu'à elle ! On demeure au niveau où s'est arrêtée notre évolution terrestre : en général astral, au mieux mental. Et c'est ainsi que l'on croit vivre des aventures plus ou moins agréables de l'autre côté, ou que nous autres vivants pensons connaître des relations plus ou moins sensibles avec nos disparus. 

          Mais au niveau "mental", on garde une identité personnelle et on reste éloigné de la Source ; pour l'atteindre, il faut se réincarner et poursuivre la Quête jusqu'au bout !

        Car c'est par l'effort personnel de détachement et de reconnaissance intérieure consciente que l'on y parvient, ce qui est impossible dans un univers désincarné où le désir de vivre de nouvelles expériences au plan matériel se fait tôt ou tard ressentir, poussant vers une nouvelle naissance.

     


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               Nous sommes plongés dans l'hiver.

              Plongés dans le sombre, le difficile, l'angoissant, le douloureux...

          La Vérité que nous sommes nous plonge jusque dans les profondeurs d'Elle-même, au point que nous nous croyons si éloignés de ce que nous imaginons être "Dieu" (là-haut, dans les "cieux"!)... alors qu'en réalité Il est partout, et que nous ne pouvons être hors de Lui.

          Je  le sais bien, moi qui considère que je ne me suis pas baignée si je n'ai pas au moins plongé jusqu'au fond une fois.

         Ainsi est la Vie. Vous devez "boire la tasse", sinon vous ne La connaissez pas.

          C'est pourquoi Il (Dieu, ou Elle, la Vérité) dit :

     

    Je t'ai coulé(e) dans l'Abîme de mon Amour

     

     

    Coulée

     


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    Je me suis perdue dans l'Étant

     

    Errements

     

     


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            Ce passage des évangiles synoptiques, relaté par Matthieu en son 8e chapitre (versets 23-27), Marc en son 4e (versets 35-41) et Luc en son 8e également (versets 22-25), me poursuit par la puissance de son message. 

          Voici le souvenir que j'en ai :

      Comme Jésus traversait avec ses disciples le Lac de Tibériade sur un de leurs bateaux de pêche, voici que s'éleva un vent violent qui produisit des vagues gigantesques, mettant l'embarcation en grand péril.

         Lui cependant, dormait.

    - "Sauvez-nous, Seigneur ! Nous coulons !" hurlèrent les marins en proie à la plus vive terreur.

      Réveillé par leurs cris, Jésus se leva et d'un geste, apaisa le vent et les flots. Puis il leur dit : "De quoi donc aviez-vous peur ?"

     

        Cet épisode ne peut manquer de me rappeler les vers du philosophe latin Lucrèce, que j'avais jadis appris par cœur et dont voici une traduction :


    " Qu'il est doux de voir peiner quelqu'un dans la tempête, tandis que tu es toi-même à l'abri sur le rivage ! Ce n'est pas que tu te réjouisses du malheur d'autrui, non, mais plutôt que tu es trop heureux d'en être épargné ... "

     
       La philosophie de l'advaïta vedanta, qui nous enseigne que tout est en nous, nous montre que cet "autre" est aussi nous-même, et que lorsque nous réussissons à nous détacher de l'histoire personnelle tissée depuis notre enfance, nous découvrons enfoui en nous un espace de paix exempt de toute lutte et inaccessible à toute tempête. Cet espace étranger aux mouvements du monde serait notre véritable nature, inaltérable et parfaite. 

         De même le passage de l'évangile expose une situation dont tous les éléments peuvent être perçus comme des aspects de nous-même : la mer en furie, ce sont nos émotions qui se déchaînent ; le vent qui souffle, c'est notre mental qui souffle des pensées d'angoisse ; les disciples désemparés, c'est l'image de notre moi qui se sent menacé et impuissant. Mais où est donc "le Seigneur"... ? Celui que la tempête n'affecte pas, celui que la peur de la mort n'atteint jamais, celui qui par sa seule présence fait s'éteindre tout mouvement mental et émotionnel, celui enfin devant qui le petit moi personnel doit s'incliner, dépassé ?

          On prétend que c'est lorsque la Nuit semble la plus noire, que le Jour est près de se lever pour la dissiper... 

     

          Il est étonnant de remarquer, au-delà de toute remarque sur les bouleversements actuellement visibles dans le monde et dans les vies des uns et des autres, que nous approchons d'une Pleine Lune (qui aura lieu demain matin vers 6h40) marquée par un carré (c'est-à-dire un conflit) avec Mars lié à Neptune en Poissons. Neptune, Dieu de la mer, est chez lui en Poissons et Mars, Dieu de la Guerre, y déchaîne une terrible tempête.

         Mais que se passe-t-il avec cette opposition Soleil-Lune au début du Sagittaire et des Gémeaux ? La lune, reflétant le Soleil à son opposé lui renvoie son énergie décuplée, telle la corde totalement bandée d'un grand arc cosmique ; et d'arc il est bien question puisque le Soleil exprime l'énergie du Sagittaire, ce Centaure (mi-cheval mi-homme, donc animal doué de conscience) qui pointe sa vision vers l'infini.

        Or début Sagittaire se trouve déjà Jupiter, le Maître des dieux, qui est là en son domicile et donc y exprime toute sa puissance d'autorité bienveillante.

          Tout semble donc indiquer que ce Roi des Rois endormi, oublié, peut resurgir à la faveur de ce conflit et de l'appel au secours suscité. En se produisant au tout début d'un signe, cette Pleine Lune apporte la possibilité d'une surprise, la lune n'entrant dans le signe des Gémeaux pour se mettre face au Soleil que trente minutes environ avant le moment exact de son apogée, puis dans sa course rapide se plaçant face à Jupiter quelques heures seulement après celle-ci...

          Mais l'espoir d'un apaisement est-il suffisant, quand il n'est qu'un concept mental ?

         L'ABANDON, qui reviendrait pour les disciples à accepter de couler à pic, n'est-il pas la seule attitude réellement utile pour rencontrer ce Maître endormi dans les profondeurs de soi-même ?... S'abandonner, c'est aussi fermer les yeux, s'endormir soi-même en toute confiance et donc n'être plus que FOI, cette foi qui caractérise également la nature de Jupiter - second maître des Poissons, en astrologie.  


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         Note du 23/11 :  Hier soir après la rédaction de cet article, puis ce matin j'ai eu la surprise de rencontrer d'innombrables occasions d'éclater de rire, ce qui n'est pas du tout habituel et m'a paru merveilleusement agréable ! Ce fut même un fou rire inextinguible durant un bon moment... Force m'est donc de constater que, située en Gémeaux, la lune avait elle aussi son mot à dire, apportant légèreté et espièglerie, et permettant de comprendre que l'humour est la meilleure façon de se détacher du drame apparent de la vie. Elle qui fait gonfler les marées, elle montrait pourtant que rien de tout cela ne devait être pris au sérieux.

        Belle leçon. Belle réponse de l'univers.

     

     


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    La seule Vérité, c'est Être.

       Et peu importe l'expression que l'on peut donner à cet Être, ce qui fait dire à Claudette Vidal qu'il est bon d'avoir un ego, à condition qu'il soit devenu le serviteur et non plus le tyran originel. Ce qu'elle nomme ego, c'est l'apparence, la couleur et la saveur diversifiant chaque forme d'expression du Soi.

         Il y a une affirmation qu'aujourd'hui je souhaite retenir tout particulièrement dans l'Asthâvakra Gîtâ (traduction de Jacques Vigne, éditions Accarias L'Originel) :

    « Même si tu avais pour enseignant Hara (Shiva), Hari (Vishnou), ou celui qui est né du lotus (Brahma), tu n'en serais pas pour autant établi dans le Soi : il te faudra encore pour cela tout oublier ! »

    (chap. XVI, 11)


        En effet, derrière les noms de ces "dieux" se cachent des concepts. Le mental les étiquette et en fait des figures personnalisées. En fait ils ne sont rien que les créations du mental.

         De même, tout ce qui a été formulé verbalement pour être appris et mémorisé est concept, de qui que provienne l'enseignement considéré. C'est comme un mur érigé auquel nous nous heurtons ou que nous tentons de gravir...

         La "vie" (mot qui rappelle le latin "via", que l'on traduit par "chemin"), du premier regard posé sur le monde jusqu'au dernier, est un parcours destiné à nous faire comprendre que nous sommes immuables, intangibles, invulnérables, puisque nous constatons à chaque instant que nous sommes toujours le même, toujours le même, et que même cloué au lit à 90 ans nous sommes toujours exactement le même que lorsque nous avions deux ans.

         C'est là, dans cet Être rayonnant et unique que nous sommes vraiment.

          Et tout le reste, ce ne sont que des concepts mentaux, les murs de notre prison. Lorsque nous avons réussi à les oublier (car le mental n'est que nuages ! Un coup de vent, ou même la simple chaleur du soleil fait se dissiper la brume... et c'est alors la plongée dans un Silence égal à l'Espace), nous retrouvons notre état originel et nous déployons à l'infini - muets, muets dans le Sourire du Jour.

     


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