•  

    Imagine qu'une tulipe demande à une rose comment faire pour fleurir ?!

    La Nature les fait pousser indifféremment toutes les deux, suivant la voie propre à chacune.

    La tulipe n'a qu'un choix : laisser agir ses racines et s'abandonner à la grâce du ciel (pluie, lumière, température...).

    Ainsi aucun maître, aucun dieu ne peut rien pour toi ; seule ta Foi en ta propre puissance peut quelque chose.

     

    Si tu n'occupes pas Ta place, alors qui l'occupera ?

    Elle ne sera occupée que par Toi, mais à ton insu.

     

    Il n'y a qu'une façon de s'éveiller : c'est d'ouvrir les yeux au matin neuf et de découvrir soudain que tout est là uniquement parce que tu es éveillé...

    Et de rester ainsi constamment, devant ce miracle : « JE - SUIS - ÉVEILLÉ(E) !! »

    Tout est là uniquement pour te montrer que tu es. Tout te sourit et te renvoie ta joie et ton amour. Tout surgit en toi et vit en toi, tout chante en toi et s'extasie en toi ; tout te reflète car tout a jailli de ton cœur, et en jaillit sans cesse et sans cesse !

     Chaque instant te montre qui tu es, t'offre un facette de l'Être infini que tu es.

    Comment repousser quoi que ce soit puisque c'est se meurtrir soi-même ? Seul le mental envoie des flèches acérées, et il fait de toi un hérisson sauvage, comme ce pauvre Sébastien (de Gabriele d'Annunzio)... Mais il se trompe, car Tu es hors de ses atteintes, et si immense que les flèches de ce petit démon se sont perdues dans le ciel... noyées dans ton infinitude...

     

    Même ces flèches te font alors sourire, car tu sais que ce diablotin de mental est aussi ton enfant, comme tout ce qui apparaît et miroite à tes regards, sonne à tes oreilles ou vibre dans ton cœur. Comment repousser ses enfants, et ne pas s'attendrir de leurs jeux et même de leurs bêtises ?

    Ainsi chaque individu rencontré est une part de toi-même que tu accueilles avec étonnement et bonheur. Tout est miracle et merveille !

     

    Mais oui... Bien sûr, c'est le printemps : le "temps premier", initial, l'éclosion de l'Être sous son aspect apparent.

     

     


    4 commentaires
  •  

    Lili

     

     

        « Lili » :  un titre aussi sobre que le bouleversant récit qui l'accompagne .

       En évoquant la courte mais fulgurante vie de "Lili Boulanger" (qui ne se prénommait pas plus Lili - son surnom - qu'elle n'était la fille de son "pauvre papa" Ernest Boulanger), avec en filigrane celles, en partie, de sa soeur Nadia et de ceux qui l'entourèrent, Alain Galliari nous montre quelle étrange farce est la vie que nous croyons "mener"...

        Plus que jamais il en ressort que nous ne sommes que des "instrumentistes" amenés à jouer la partition que le créateur (la Vie, Dieu) a conçue pour nous, sans avoir quoi que ce soit à y ajouter ni retrancher, sans avoir le moindre impact sur les événements dont nous sommes l'objet ni la moindre responsabilité de quoi que ce soit.

        Nous ne "dansons pas" avec la vie, nous exécutons juste la danse que celle-ci a choisie pour nous, si déchirante soit-elle. D'ailleurs comme le savent les romantiques,

    "les chants désespérés sont les chants les plus beaux"

    et de même l'existence la plus déchirante est aussi la plus sublime.

         Ainsi, pourquoi chercher à être "plus grand" que ce qui nous habite ? Maintenant je ne vois qu'une méthode : n'être rien.

         N'étant rien, je roule avec la vague qui se dissout sur la grève et le reflux m'emporte sans que rien ne puisse être distingué de la magique beauté de l'Océan.

     

     


    3 commentaires
  •  

    Allons que ces doigts se dénouent
    comme le front d'avec la gloire,
    Nos yeux furent premiers à voir
    Les nuages plus bas que nous
    Et l'alouette à nos genoux,
    Allons, que ces doigts se dénouent ...

    Aragon

     

         Se DÉ-TA-CHER.

     "Qu'est-ce que j'ai fait ?"

    "Qu'est-ce que je n'ai pas fait ?"

    "Qu'est-ce que j'aurais dû faire ?"

         Vaines questions.

     

    Ce qui se passe est ce qu'il a été choisi d'expérimenter pour ce corps.

    Point final.

    Les autres corps expérimentent aussi ce qui a été choisi pour eux.

    Ceci forme un ensemble harmonieux analogue au clapotis des vagues qui s'entrechoquent sur les rochers...

    Il n'y a rien à chercher, rien à retenir, rien à combattre.

    Il suffit d'avoir confiance, et de se dire qu'on est forcément au bon endroit au bon moment, puisqu'on était là avant et que c'est le moment qui s'est imposé.

    C'est en ce sens seulement que nous sommes les spectateurs de notre propre vie : en prenant conscience que nous sommes là avant, après, toujours, immuablement, et que c'est la vie qui se déroule à travers nous ; comme sur un théâtre de marionnettes où un seul marionnettiste manipule à la fois le bon qui souffre et le méchant qui frappe.

      


    votre commentaire
  •  

          L'écoute est un vecteur privilégié pour se reconnecter à Soi.

          Du moins lorsque l'on est particulièrement sensible à la musique et que celle-ci porte un texte inspirant.

          D'où provient cette musique ?

           Comment a-t-elle été créée ? Comment parvient-elle à mes oreilles, à mon cœur ?

           Quel sentiment étrange l'accompagne, lorsque l'on pense qu'elle a été écrite par une jeune femme de 22 ans prodigieusement douée mais atteinte d'une grave maladie qui devait l'emporter à 24 ans ? Il semble qu'une force puissante s'exprime à travers cette frêle silhouette, et si l'on en écoute les paroles, quel saisissement ! Les voici, avec un lien pour écouter la musique simultanément.

    Lili Boulanger*, Psaume 24.


    Psaume 24 

    La terre appartient à l'Éternel et tout ce qui s'y trouve,
    la terre habitable et ceux qui l'habitent.
    Car Il l'a fondée sur les mers,
    et l'a établie sur les fleuves.

    Qui est-ce qui montera à la montagne de l'Éternel,
    et qui est-ce qui demeurera au lieu de sa sainteté ? 
    Ce sera l'homme qui a les mains pures et le cœur net,
    dont l'âme n'est point portée à la fausseté
    et qui ne jure point pour tromper.
    Il recevra la bénédiction de l'Éternel
    et la justice de Dieu son sauveur.
    Telle est la génération de ceux qui Le cherchent,
    qui cherchent Ta face en Jacob.

    Portes, élevez vos têtes,
    portes éternelles, haussez-vous,
    et le Roi de gloire entrera.
    Qui est ce Roi de gloire ?
    C'est l'Éternel fort et puissant dans les combats.
    Portes, élevez vos têtes,
    élevez-vous aussi, portes éternelles ! 
    Et le Roi de gloire entrera.
    Qui est ce Roi de gloire ?
    C'est l'Éternel des armées,
    c'est Lui qui est le Roi de gloire.
    Éternel. Éternel. Éternel. Ah !

     

          Sidération lorsque l'on entend cela en ayant face à soi la campagne enflammée de lumière à l'infini et les nuages étincelant au ciel immaculé.

          Que signifie "monter à la montagne de l’Éternel" ?

           C'est se défaire de tous ces vêtements inutiles, de toutes ces identités dont on s'est affublé, de toutes ces formes et de toutes ces images afin de devenir comme le ciel... vide à l'infini.

           Et alors, qui est le "Roi de Gloire" ?

            C'est tout ce qui explose là de beauté indicible, sans cause, sans origine, sans devenir, sans but...  !

           Les "Portes Éternelles" - les cinq sens qui permettent de voir et d'entendre ainsi que les facultés mentales qui permettent de saisir le sens et de ressentir la beauté -, ces Portes Éternelles, si elles se haussent, elles s'effacent progressivement pour qu'éclate la Gloire de Ce Qui était déjà là AVANT, et qui sera là TOUJOURS, et qui rayonne de royauté avec la puissance du Soleil :

         L’Éternel, en Soi, dans le cœur !

     



    * Décédée le 15 mars 1918.


    4 commentaires
  •  

     

    Le plus étonnant,

    c'est qu'il n'y a ni percevant, ni chose perçue.

     Il n'y a que l'Un - ce qui croit percevoir.

     

    Et si l'on s'abîme dans l'image, dans la musique,

    la sensation ou les pensées qui s'y rattachent,

    on est terrassé par une telle beauté, une telle immensité, 

    qu'elle fait exploser le cœur.

     

     

       C'est le message de cette belle Pleine Lune des Poissons, qui symbolise l'abolition de toutes les limites (Vierge) dans le cœur infini (Poissons), et dont l'effet s'est fait dès aujourd'hui sentir avec la fusion (Poissons) de toute cette neige glacée cristallisée (Vierge) et le retour de la douceur, de la Vie qui s'écoule...

     


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique