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           Puisque ce blog est surtout pour moi un lieu où noter des leçons de sagesse, je n'y écris pas en permanence.

           Il était facile de relever des leçons puisées dans des livres ou sur internet, par vidéo ou communication écrite interposée. Cependant il arrive un moment où il faut savoir se taire, attendre et écouter, pour que ce soit la Vie elle-même qui devienne notre maître de sagesse.

           C'est alors que l'on peut découvrir, d'une façon encore plus profonde que jusqu'à présent, que ce à quoi nous aspirons si ardemment - conserver des moments heureux, garder ceux que nous aimons, obtenir ce qui nous semble nous faire du bien - ne peut être constamment disponible, à l'instar du soleil qui inexorablement se couche le soir, et doit être attendu une nuit entière pour être retrouvé... différent !

          En effet, voyant comme j'avais pu m'agripper à certaines choses ou à certains êtres, je pensais au Petit Prince qui, pour voir indéfiniment se coucher le soleil, avançait sans cesse sa petite chaise. Mais la nuit doit être affrontée ! Car ce que nous perdons peut nous être rendu sous une forme totalement inopinée, au moment le plus inattendu.

          J'en ai déjà des exemples dans ma vie. Oh ! Il y a bien des proverbes tels que "Une de perdue, dix de retrouvées", qui montrent que la sagesse populaire vient à notre aide. Mais tant que ce n'est pas vécu, cela ne peut être assimilé ni réellement compris ; et d'ailleurs ce n'est pas ainsi que cela se présente : en réalité, si vous perdez une chose qui a illuminé votre vie, vous pouvez retrouver, bien plus tard, une autre chose qui vous semblera l'illuminer cent fois plus. Cent fois plus, car ce sera présent, et imprévu ; cent fois plus, parce que vous aurez attendu longtemps.

         Ainsi, le beau temps après la pluie ; ainsi, le soleil du matin après une très longue nuit noire... Et le soleil du matin n'est-il pas mille fois plus resplendissant que celui du soir, qu'on a vu disparaître dans la brume ?

          Alors la leçon est celle-ci : il faut savoir s'abandonner avec confiance à tout ce qui se présente, même désagréable, même déchirant ; car le lot de la Vie terrestre est ce jeu de bascule dans un monde duel, et comme le savent bien les bouddhistes comme les alchimistes, c'est de la boue que naît le lotus resplendissant, c'est de la matière noire que l'on fait de l'or.

          L'or et la lumière ne périssent pas. Ils jouent juste à cache-cache pour que nous les aimions plus fort.

     

      

    L'agapanthe sourit au soleil

     

     

     

     

     


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    Photo récente de Jean-Yves Leloup

     

     

            Je m'étais inscrite hier soir pour suivre un "webinaire" d'une heure avec Jean-Yves Leloup. Celui-ci se présenta sous la forme d'une interview, ou plutôt d'une causerie d'une heure introduite par le responsable du site et d'où les interventions du public étaient exclues.

           J'apprécie énormément Jean-Yves Leloup et n'ai pas été déçue de l'entendre hier soir, mais plutôt assez émue. Il n'avait plus ce côté pontifiant qui m'a parfois agacée lors de longues conférences enregistrées sur le net ; on le sentait au contraire plus proche, plus impliqué dans son cœur, par les questions directes qui lui ont été posées.

     

            Revenant sur l'épisode de mort clinique qu'il a traversé, à Istanbul paraît-il (alors que j'avais cru que c'était en Grèce), il évoqua la découverte d'un immense espace de liberté, dont il se sentit privé lors de son retour dans l'espace confiné de son corps, et qu'il chercha ensuite à retrouver, grâce notamment aux techniques de méditation - et dans son cas, surtout de prière du cœur, de contemplation par amour.

            En effet, revenant à lui, il se trouvait dit-il face à la Basilique Sainte Sophie dans laquelle il entra. Elle était alors transformée en musée, mais il y rencontra une icône représentant Jésus, devant laquelle il demeura en arrêt, découvrant que cet espace infini lui était rendu par les yeux de celui-ci, posés sur lui...

            Il expliqua que la matière, dont le corps est constitué, n'est que la vibration la plus lourde de la lumière ; et que le mot "Dieu" vient du latin "dies" qui veut dire "jour". Ainsi, nous dit-il, voir Dieu c'est voir le Jour - ou vice versa : naître, c'est advenir à la vision de Dieu.

              Si nous nous interrogeons sur notre nature, nous observons que le corps est par nature inerte, et que c'est la Vie qui l'anime. Mais qu'est-ce que la Vie ? Qui l'a jamais vue ? Il en conclut que nous sommes formés d'invisible, manifesté en visible. C'est pourquoi le prologue de l'Évangile de Jean l'a toujours tant marqué, avec notamment le verset 18 qui indique :

    «  Dieu, personne ne l'a jamais vu ; mais le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est Lui qui l'a fait connaître.»

        « L'homme, dit-il alors, c'est celui où l'Univers prend conscience de lui-même.»

         Si en descendant dans les profondeurs de nous-mêmes nous rencontrons cet espace infini, nous savons qu'il est aussi notre conscience, notre conscience d'où tout émerge : respiration, pensées, jugements sur les formes perçues ou les évènements expérimentés, classements de faits en mémoire, projets, désirs... La perception de notre corps et de nos émotions émerge aussi de là, ainsi nous savons qu'elle nous crée cette conscience, sur laquelle nous n'avons aucune prise mais qui nous contient et nous porte. Lumineuse, elle nous attire inévitablement et c'est pourquoi nous l'appelons Dieu, et plus nous la chérissons par le cœur, et plus elle nous porte et nous protège des agressions du monde extérieur.

                Ainsi ajoute-t-il :

    « Qu'est-ce que la mort ? La mort de ce à quoi je m'identifie... c'est-à-dire la mort de nos limites. [...] Nous ne sommes pas seulement des êtres pour mourir, mais aussi des êtres ouverts à l'infini. »

              Et il termine en comparant la quête à une Odyssée, où il rappelle également la devise du chemin de Saint-Jacques, "Un pas de plus..." :

      «  Ulysse a eu lui aussi cette nostalgie de la Sophia *, qui le pousse à ne pas se laisser séduire, à ne pas s'endormir en chemin.»

    (* Sophia : la Sagesse infinie qui pour les gnostiques est Dieu lui-même)

     

         En effet, la Conscience qui nous anime, si Elle est infinie, n'est jamais trouvée ; il faut être en permanence ouvert à la voix qui appelle dans nos profondeurs pour nous libérer toujours davantage.

    « On devient Dieu, nous pas en s'enflant comme la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf ; mais en s'humiliant, en s'ouvrant constamment à ce qui nous dépasse, jusqu'à disparaître comme disparaît la chenille qui devient papillon. »  (citation en substance).

     

         La vision de Jean-Yves Leloup, qui met l'Homme au cœur de la création en tant que seul canal d'expression du divin, et que le Divin utilise pour Se rencontrer Lui-même, est celle qui me parle le plus. L'Amour est alors au centre de cette réalisation, comme l'indiquent ces deux jeux de mots :

    « Croire, c'est croître ; et c'est grandir en liberté. »

    « Tout est mirage, mais aussi tout est miracle ! »

       Pour terminer sur : 

    « L'Amour, c'est ce qui nous rend vivants.»

     

           Merci encore infiniment, Monsieur Leloup, et merci surtout à l'Univers infini qui nous parle en permanence par des voix multiples, de toutes formes, mais toujours si douces.

     
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    PS : la séance peut être visionnée ici (ou ) en replay (elle était totalement gratuite).

     


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           L'émerveillement devant les splendeurs de la nature m'a rendue muette.

           Heureusement d'autres savent encore les saisir (ici Kevin Mac Gill à partir d'images de la NASA) et en illustrer la puissance par la musique (ici Vangelis).

            Voici une vidéo intitulée Le survol de Jupiter publiée par Science et Vie (mais aussi par bien d'autres à partir de youtube) et dont je vous donne le descriptif ci-dessous.

          Elle donne aussi l'occasion de s'émerveiller du génie humain...

     


     

    «  Dans cette vidéo, montez à bord de la sonde de la NASA, Juno, et contemplez les nuages tourbillonnants de l’atmosphère de Jupiter. Ces images ont été obtenues lorsque la sonde Juno a effectué un survol rapproché de la planète géante pour la 27e fois en juin 2020. À cette occasion, les images ont été mixées dans une superbe vidéo.

       L'astronome Kevin M. Gill a animé la vidéo du vol de Juno au-dessus de Jupiter à partir des données de 41 images originales capturées par la JunoCam de l’engin spatial. Pour réaliser l’animation, il a projeté ces images numériques sur une sphère et accéléré la séquence 4 fois. Cette technique offre la possibilité de contempler Jupiter sous différents angles au fur et à mesure que Juno s’approche et survole la planète gazeuse. Durant ce rapprochement, le vaisseau a survolé les sommets des nuages joviens à 3400 kilomètres d’altitude. Une distance à respecter pour éviter les radiations foudroyantes de la planète.

       La mission de Juno

       La NASA a lancé Juno en août 2011 pour mieux comprendre les champs magnétique et gravitationnel de Jupiter et explorer les tourbillons qui caractérisent l’atmosphère jovienne. Après 5 ans de voyage, le vaisseau, qui fonctionne grâce à l’énergie solaire, est arrivé à l’orbite jovienne le 4 juillet 2016. La mission a pour but de comprendre la genèse et l’évolution de cette planète.

      À chaque survol, Juno suit une trajectoire différente strictement programmée afin de couvrir la totalité de la surface de Jupiter (l’équivalent de 120,5 fois celle de la Terre), prouesse considérable pour la planète la plus grande de notre système solaire. Cette trajectoire, appelée « orbite polaire », passe par les pôles de la planète... »


    Texte saisi ici (Science & Vie) et légèrement modifié grâce aux 
    Précisions complémentaires trouvées ici (Science & Avenir).

     

     
     

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             L'humour est toujours bienvenu, surtout lorsqu'il est associé à des scènes qui ont ravi notre enfance.

             Les parodies fleurissent en ce moment sur le net autour des drames que nous vivons et savoir les accueillir avec le sourire libère un peu du poids des soucis ou de la rancune.

     

           Voici donc une célèbre scène du Livre de la Jungle, revisitée et réenregistrée avec, il me semble, un grand talent !

     

     

     

     


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           Noël approche, et pour descendre un peu des préoccupations habituelles très éthérées de ce blog, j'ai envie d'évoquer pour vous ce si joli calendrier de l'Avent que ma sœur m'offre maintenant régulièrement depuis plusieurs années.


            Vous connaissez certainement les cartes animées de Jacquie Lawson qui n'ont qu'un tort, c'est d'être payantes ; mais gratuites, pourraient-elles être si belles et si délicates ?


             Son calendrier de l'Avent est un chef d'œuvre du genre, présentant chaque année un pan d'existence d'un pays anglophone ou scandinave : l'Écosse, l'Irlande, et cette année la Suède, au seuil du cercle polaire... À chaque fois il s'agit d'un village environné de montagnes avec soit un lac, soit la mer, ce qui permet des animations de luge, de ski comme de patinage, avec toujours beaucoup de petits animaux des bois et des champs, des habitants chaudement vêtus qui promènent des petits enfants ou soignent leurs chiens et leurs chats ; on décore son sapin, on apprend à cuisiner des gâteaux typiques de la région, on se promène dans de belles expositions de tableaux inspirants, on lit des contes amusants - le seul problème étant que tout est en anglais et que, comme le calendrier virtuel ne peut être réduit sur le bureau de l'ordinateur mais seulement fermé puis réouvert, on a du mal à chercher leur traduction... Mais on peut se contenter de se laisser inspirer par la beauté des livres et de leurs illustrations. On peut aussi y faire des puzzles, jouer à des jeux de patience ou d'adresse ; on allume et éteint les bougies, décore l'intérieur du salon qui nous est dévolu et où la cheminée peut également être allumée ou éteinte, enfin ou cherche chaque jour dans le village un lutin caché (l'an dernier il s'agissait d'un petit mouton) qui une fois trouvé s'envole avec un petit rire et vient se jucher dans le séjour de votre cottage où, en cliquant ici et là, on voit sauter tous les bonshommes, ou s'éveiller toutous et chatons. 


    L'intérieur du cottage

     

         J'ai fait quelques saisies d'écran de l'animation d'aujourd'hui, qui concerne la fête de Sainte Lucie, une fête de la lumière traditionnelle en Suède (voir ici), et du calendrier à son état actuel, car au fur et à mesure des journées il s'étoffe en participants supplémentaires dans la physionomie du village. Surtout, agrandissez chaque image en cliquant dessus.


    La Sainte Lucie

     

    Fin de l'animation Sainte Lucie

     
            Il y a trois plans qui se dégagent quand on glisse la souris sur l'écran pour prendre de la hauteur, et outre cette dimension verticale on se déplace aussi à l'horizontale. Au premier plan et au centre, là où on arrive en ouvrant l'application, il y a une pendule à un pignon qui affiche l'heure réelle donnée par votre ordinateur, et en fonction de celle-ci votre calendrier est en mode "jour" ou en mode "nuit". En mode "nuit" vous voyez des étoiles et la lune telle qu'elle est réellement à ce moment, c'est-à-dire pleine début décembre, puis en quartier, et à présent absente.

     

    Le village aujourd'hui à 17h

     
        De nombreux morceaux de musique peuvent être écoutés, au choix ou à la demande pendant le visionnement et les différentes activités, tous gais ou méditatifs, en accord avec le pays concerné.


    Autre aspect du calendrier sans les boules


          Les boules peuvent être effacées de l'image ; vertes, elles signalent les animations passées, grises celles à venir, et une rouge signale celle du jour. La boule bleue avec une étoile est toujours disponible, elle permet d'entrer dans le salon privé, au coin du feu.


           Voici le lien vers ce calendrier dont il existe cette année une version différente pour les tablettes tactiles - et qui depuis longtemps n'utilise plus flash player pour ses animations. Sur cette page vous en avez la présentation en vidéo, ainsi que celle du calendrier de l'année dernière à titre de comparaison. 

       
       Pour terminer, voici un puzzle que je viens d'achever ; on peut le décliner en différentes quantités de pièces - de 12 à 90.

     

    Puzzle correspondant à l'animation du 8 décembre

     

         Cela fait vraiment rêver !

     *

     
         Je rajoute ce soir l'image que je viens de découvrir (vous avez l'heure à la pendule). Elle est trop belle !

          L'exposition de tableaux est visitable ; les deux petits sapins figurant devant les maisons peuvent être décorés de plusieurs façons...

        

    Accueil au soir du 13 décembre

     

     

     


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