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    «  Le Christ serait-Il né mille fois à Bethléem,
    S'Il ne naît en toi,
    Tu demeures à jamais dans la mort. »

    Angelus Silesius

         Cette phrase, dix fois relue lorsque j'étudiais le cours de Philosophie de la Fraternité Rosicrucienne, m'a été rappelée dans cette vidéo de José Le Roy que je vous invite vivement à visionner. En effet, pour ceux que la notion de "Dieu" rebute, la signification de cette grande vérité devient limpide.

     


     

         Cependant, en en recherchant le texte sur internet, quelle surprise j'ai eue de le retrouver dans les pages du Journal La Croix ! Et de plus, avec plusieurs autres phrases tout aussi inspirées du même immense mystique, dont la lecture témoigne de la Vérité avec une puissance qui ravit l'âme.

         Vous pouvez les lire ici.

     

     

     

     


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          Voici des paroles qui pour moi reflètent la Vérité essentielle de toutes les religions, qu'il s'agisse d'Allah, de Yahveh, du Père, de Brahman ou du Grand Esprit.

            Elles sont mises dans la bouche de Krishna, qui ne s’exprime pas en tant qu'individu, mais en tant que la Puissance qui l'a mandaté, comme l'aurait fait Jésus ou tout Guide spirituel authentique. C'est pourquoi le terme "Moi" porte une majuscule.

           Les entendre élève l'âme et exalte l'amour qui gît au fond de notre cœur, ne demandant qu'à glorifier le Seigneur de l'Univers.

     

    « Celui qui sait jusqu'où s'étend l'ampleur de mon être et de ma puissance, celui-là est en mesure de s'unir à Moi. Or Je suis l'origine de tout et tout procède de Moi. Voilà ce que savent ceux qui en savent long, et ceux-là ne s'éloignent jamais de Moi.

    «  Ils sont portés au comble de la joie, ils reçoivent la plus belle part, ceux dont chaque pensée est en Moi, dont l'intelligence s'éveille par le saint compagnonnage, dont chaque parole tourne autour de Moi. Et ceux dont la discipline spirituelle est constante, ceux qui font de leur lien à Moi la source de toutes les joies ; à ceux-là J'offre la possibilité de me voir et de m'atteindre. Je demeure en eux, et par amour pour eux, Je disperse les ténèbres nées de leur ignorance avec la flamme du savoir. »

    La Bhagavad-Gîta, chapitre 10
    (Presses du Châtelet, traduction d'Alexis Lavis)

     

           Jésus ne prononce-t-il pas des paroles similaires dans l’Évangile de Jean ?

     

    «  Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s'il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. »

    (Évangile de Jean, chap.15, verset 4)

     

         Il n'y a pas d'autre alternative que la pure dévotion et le don total de ses pensées et actions à Celui dont nous sommes issus.

     

     

    S'unir à Celui qui Est

     

     


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              Voici un bel extrait de la Bhagavad-Gîta, dans la traduction d'Alexis Lavis.

           Le héros Arjuna, descendu de son char de combat au moment où la bataille aurait dû s'engager, s'adresse à son cocher Krishna dont il connaît la sagesse et qu'il a choisi pour guide.

         Or, les paroles d'apaisement que lui prodigue celui-ci ne sont pas à comprendre comme un encouragement à tuer comme on pourrait le croire, mais juste à accepter l'inéluctable : car si on lit correctement le Mahâbhârata dont est tiré ce passage, on apprend qu'Arjuna n'a plus le choix et qu'il est quasiment en état de légitime défense, après avoir maintes fois reculé devant la violence de ses cousins décidés à lui ravir son trône, en renonçant chaque fois à répliquer à leurs attaques et même en s'exilant en leur faveur.
         Dans ce texte, aller au combat est pour nous synonyme d'accepter la vie telle qu'elle se présente, sachant que les apparences sont comme les vagues de la mer ou les nuages du ciel : une fluctuation de l'Être qui lui, est immuable. La situation guerrière est de plus une occasion pour méditer sur la réalité de la mort.

      

    « Et voici, ô Dhritarashtra, ce que répondit Krishna, le visage ombré d'un sourire, à cet homme désespéré pris entre deux armées.

    (...)

      -  Si ces corps face à toi périssent, le Principe qui les soutient tous est éternel, indestructible, infini. Aussi, ô noble guerrier, va au combat !

        Penser qu'il y a un tueur et un tué est une illusion ; personne ne tue, personne n'est tué. Personne ne naît, personne ne meurt ; personne ne commence, personne ne finit d'être.

        Le Soi véritable ne périt pas lorsque meurt le corps. (...) L'homme abandonne son corps comme un vêtement usagé ; son Soi authentique se réincarne alors pour vivre une autre existence.

          Or ce Soi, nulle dague ne saurait le blesser, nul feu ne saurait le brûler, nulle eau ne saurait le noyer, nul vent ne saurait le dessécher... Le Soi ne peut être atteint par tout cela ; il est éternel, omniprésent, égal en tout. »

     

     

    NB : à titre d'illustration, voir la vidéo proposée par Daniel Genty sur les expériences de "mort transitoire" ici.

     


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             Dans cette vidéo extraite d'une rencontre au Québec, Ginette Forget essaie de montrer que notre véritable Nature n'est que pur Amour, Amour fluide, ouvert et permanent, et comment parvenir progressivement à nous détacher de ces croyances opiniâtres qui nous maintiennent prisonniers de l'univers illusoire dû aux interprétations perpétuelles de notre mental.

     

     

     

     


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    «  La curiosité mène au savoir ;

    Le désespoir mène à la découverte. »

    disait Mooji lors d'un satsang hier à Monte Sahaja

     

    « Les chants désespérés sont les chants les plus beaux »

    écrivait aussi Alfred de Musset

     

            Ne sont-ils pas "plus beaux", précisément parce qu'ils nous touchent au plus profond ?

           Le retour à Soi - à ce que nous sommes vraiment - n'a rien à voir avec une recherche mentale.

           On se souvient de cette anecdote relatant la réaction d'un Maître Zen à qui un de ses disciples, assidu depuis de nombreuses années, avait demandé pourquoi il n'était pas encore parvenu à son but alors qu'il s'efforçait depuis si longtemps de ne se concentrer que sur son travail spirituel.

         Il le conduisit au bord du lac proche et lui ordonna d'entrer dans l'eau jusqu'à la ceinture. Puis, sans prévenir, il lui attrapa brusquement la tête et la lui plongea vigoureusement dans l'eau. Au bout de quelques instants, quand le disciple se mit à se débattre, il le lâcha enfin et, le voyant prendre une grande inspiration, il lui demanda :

    - "À quoi pensais-tu à l'instant ? Pensais-tu à ton travail spirituel ?

    Le disciple répondit :

    - Non ! Je ne pensais qu'à obtenir de l'air !

    - Eh bien, repartit le Maître, tu parviendras au but quand celui-ci te deviendra aussi indispensable que cet air respirable."

     

          Le désespoir traduit l'urgence ; et seule l'urgence vient à bout de l'édifice impressionnant construit par l'ego pour nous conserver prisonniers de nos petits comportements "personnels".

     

     


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