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        Hier soir, alors que je relisais quelques extraits de l'Asthâvakra-Gîtâ (perle du Védanta, ici traduite et présentée par Jacques Vigne aux éditions de l'Originel), je me suis arrêtée sur ce verset qui m'a frappée :

    « Celui qui n'est plus du monde n'est nulle part dans la réjouissance ou dans la dépression. Il garde constamment l'esprit frais, et il resplendit de façon royale, comme s'il n'avait plus de corps. »

    (chap.18, verset 22)


           En effet il m'a rappelé vivement ce souvenir musical que vous trouverez ci-dessous, et qui est une citation de Jésus dans l'Évangile de Matthieu :

     

    « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Entende, qui a des oreilles ! »

    (chap.13 verset 43)


          Le Royaume dont il s'agit est ici présent mais invisible pour les yeux profanes. Il n'est accessible qu'aux "justes", c'est à dire à ceux qui ont su voir qu'ils n'étaient pas réellement du monde. De même, les oreilles qui servent ici à entendre ne font pas partie des sens humains, mais nous les possédons tous, c'est pourquoi Jésus nous exhorte à les utiliser.

            Le chemin pour s'affranchir de la fascination exercée sur nous par le monde est ardu, certes, mais une fois cette fascination dépassée, l'on s'aperçoit que tout est ce Royaume sublime dans lequel tout resplendit.

          Dans cet extrait du Elias de Mendelssohn (je reviens à mes anciennes amours !), le "alors" et le futur de "resplendiront" correspondent au moment, pour l'individu, de la Réalisation (ou Résurrection) ; mais en fait tout est déjà là, ici et maintenant.

     

     

     

     

     


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            En écoutant la dernière vidéo mise en ligne par Pierre Leré Guillemet, tirée d'un satsang donné à Lyon avec, comme presque toujours, Gérald Ben Merzoug, j'ai retenu cette phrase de Jésus que Phène nous avait déjà citée et qu'il commenta exactement comme elle l'avait fait.

    « Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée » (Matth. 10-34)

         Indépendamment du contexte évangélique où le Maître annonce à ses disciples qu'il leur faudra faire face à l'incompréhension d'autrui et se démarquer de tout leur entourage pour défendre la Vérité qu'ils auront découverte, cette phrase est également une indication essentielle sur la manière d'atteindre à cette Vérité.

          Alors qu'innocemment chacun pense rechercher la paix, Il leur montre avec véhémence qu'ils auront à manier l'épée du discernement, cette épée tranchante avec laquelle il leur faudra sans faiblir couper en eux toute forme d'attachement aux apparences, aux désirs et aux idées du monde, toute forme de croyance acquise.

          Aucune joie ni aucune paix durables ne peuvent être trouvées au sein du monde apparent. Le glaive qui tranche dans les croyances et les habitudes acquises, à la suite d'une observation authentique et courageusement objective de soi-même est donc l'arme la plus précieuse qu'ils auront inévitablement à utiliser.


          Voici cette vidéo, avec en image de présentation un de ces épisodes de fou-rire qui font la spécialité des interventions de Pierre et Gérald... La citation retenue se trouve entre 13'10 et 13'33.


     

     


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        Où règne le Printemps, ce Seigneur de Saisons, une musique mystérieuse se fait entendre.

         Là des torrents de lumière coulent en tous sens.

         Peu d'hommes peuvent atteindre à ce rivage.

         Où des millions de Krishna se tiennent les mains croisées ;

         Où des millions de Vishnu sont prosternés ;

         Où des millions de Brahmanes lisent les Védas ;

         Où des millions de Shiva sont perdus dans la contemplation ;

         Là des millions d'Indra et d'innombrables demi-dieux ont le ciel pour demeure.

          Là des millions de Saraswatis, déesses de  la musique, jouent sur la Vina.

          Là mon Seigneur se révèle à Lui-même et le parfum du santal et des fleurs flotte dans les profondeurs de l'espace.

     

    Kabîr, La Flûte de l'Infini, XV

     


          Les poèmes de Kabîr nous mènent au lieu le plus sacré de nous-même : dans ces profondeurs de notre cœur, où même les dieux auxquels nous avons pu croire sont dépassés. Quand nous plongeons au plus profond de la méditation, s'ouvre un univers illimité dans lequel tout prend naissance, à partir duquel tout apparaît - même nous-même.

             Pour celui qui a réussi à remonter ainsi à sa propre Source, le monde n'est plus qu'une danse extatique... Car, comme l'exprime magiquement la dernière phrase, il n'est plus que la révélation de l'Esprit à Soi-même.

     

     


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           Vendredi 10 vers 20 heures a lieu une Pleine Lune importante, car outre qu'elle est accompagnée d'une éclipse (ce qui veut dire que notre chemin de développement s'aligne sur son énergie, car elle est conjointe à l'Axe du Dragon, ou des Nœuds lunaires), elle se situe également sur cette puissante conjonction Saturne-Pluton en Capricorne qui nous remue depuis longtemps en nous incitant à travailler sur nous en profondeur afin de tout réaménager dans notre existence... ou presque (et cela également au plan collectif !). 

        À ce sujet, je vous invite si vous êtes intéressés à suivre la vidéo publiée par Émilie Charton, qui en présente bien la problématique.    

         Cependant ce n'est pas mon propos mais juste la pose d'un décor, destiné à montrer que Celui vers qui nous tendons, que nous cherchons, va peut-être s'exprimer davantage, se donner davantage à connaître dans ces moments de forte intensité émotionnelle.

        Or justement, voici deux "Maîtres" dont la Parole m'a vivement frappée hier. 

          Tout d'abord, j'ai rouvert le livre des poèmes de Kabîr,
    et me suis arrêtée sur celui-ci :

     

        Dans le vase terrestre sont des berceaux de verdure et des bocages ; en lui est le Créateur.

         Dans ce vase sont les sept Océans et les innombrables étoiles.

         Le joaillier et sa pierre de touche sont dedans.

         La voix de l'Éternel y retentit et fait jaillir le printemps.

         Kabîr dit : « Écoute-moi, mon ami ; mon Seigneur bien-aimé est dans ce vase. »

    Kabîr, La Flûte de l'Infini, Gallimard-Poésie
    poème n°VIII dans la traduction d'Henriette Mirabaud-Thorens

     

             Ce sont des paroles merveilleuses qui nous interpellent par leur douceur et nous obligent à réfléchir à leur sens, nous échappant au premier abord.

             Cependant après des années de réflexion, la surprise et l'émerveillement restent les mêmes, comme s'il s'agissait d'une lecture totalement nouvelle.

                Surtout si je les rapproche des mots de Mooji tout aussi merveilleux, diffusés avant-hier mais prononcés le 7 octobre lors d'une retraite silencieuse à Zmar au Portugal.

         (Je cite "à peu près" son traducteur ou sa traductrice, qui nous donnent à chaque fois la chance de comprendre clairement tout ce qu'il dit).

     

    «  Ce Silence que vous pouvez sentir est votre parfum. D'où vient-il, ce parfum, que personne ne peut toucher, mais que l'on peut seulement être ? Étrangement, vous êtes déjà cela, mais endormis à cela. (...)

        Il y a un dicton qui dit : "Tu veux goûter le miel, tu ne veux pas être le miel ; mais si tu goûtes le miel, tu es le miel aussi."

         Est-ce que je peux dire ça comme ça ? Tu te goûtes toi-même... Comment peux-tu te goûter toi-même ? C'est juste une manière de dire...  

       (...)

         Peut-être commencez-vous à compter à partir de 1. Pour moi c'est zéro, et je suis à la place du zéro... Heureux, ne construisant rien mais découvrant tout ce que le Père fait apparaître, j'expérimente ma chance : je ne suis rien, apparaissant comme quelque chose, et me réjouissant des deux. 

         ... C'est comme le Soi qui se contemple lui-même. C'est la plus belle des joies en fait... »

    Vidéo ci-dessous, entre 1h12 et 1h18 environ puis 1h26

     

     Surtout, ne manquez pas d'écouter la suite si le cœur vous en dit...

     

     

         

     


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    «  Le Christ serait-Il né mille fois à Bethléem,
    S'Il ne naît en toi,
    Tu demeures à jamais dans la mort. »

    Angelus Silesius

         Cette phrase, dix fois relue lorsque j'étudiais le cours de Philosophie de la Fraternité Rosicrucienne, m'a été rappelée dans cette vidéo de José Le Roy que je vous invite vivement à visionner. En effet, pour ceux que la notion de "Dieu" rebute, la signification de cette grande vérité devient limpide.

     


     

         Cependant, en en recherchant le texte sur internet, quelle surprise j'ai eue de le retrouver dans les pages du Journal La Croix ! Et de plus, avec plusieurs autres phrases tout aussi inspirées du même immense mystique, dont la lecture témoigne de la Vérité avec une puissance qui ravit l'âme.

         Vous pouvez les lire ici.

     

     

     

     


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