• Au-delà de ce monde


           Quelle chance ont les anglais de pouvoir lire de si beaux textes de Rumî, ou de Hafiz, que malgré de nombreuses publications on ne trouve pas en français ! 

        Il semblerait que la mystique soit beaucoup mieux acceptée en pays anglophone, car nos propres publications de ces auteurs contiennent des textes majoritairement plus "intellectuels" et convenus dans leur style, comme si pour nous français ne  comptait que l'aspect culturel...

          Aussi je rends grâce aux personnes qui nous traduisent verbalement tous les textes lus par Mooji ou par ceux de son entourage, comme c'est le cas pour ce magnifique poème de Rumî, qui lui avait été déclamé en persan sur fond musical par Sri Devi Meera le 2 mars dernier à Rishikesh (voir ici la vidéo).

     

    «   Bien-Aimé,
    Mon âme fusionnant magiquement dans ton âme

    Et grandissant dans le jardin de mon être,
    La flamme de ta torche brûle en moi. 
    Tu es la lumière de ma vision :
    J’ai volé jusqu’au 7ème ciel,
    J’ai passé le 7ème océan
    Juste grâce à un baiser à mon âme errante.
    Au moment où tu as pris ma main,
    Croyance et non croyance sont devenues mes esclaves.
    La gloire de ton visage est devenue mon sauveur.
    Par ta grâce je suis le Soi.
    Ton être qui était caché en moi
    A été désormais révélé.
    Les roses explosent en voyant ta beauté. 
    Le narcisse s’est enivré
    En te regardant dans les yeux.
    Mon amour, en une seconde,
    Tu m’emmènes au feu sacré
    Et à un autre moment, à la fraîcheur de ton cœur
    Tu m’emmènes à ton cœur (ou ta lumière) ultime,
    Pour que je sois établi dans cette vision.
    Tu es l’âme de l’existence.
    Tu es la Présence avant la présence même.
    Tu es avant la création même.
    Comme le monde n’est pas ma maison,
    Il n’y a pas de peur de quitter ce corps.
    Donc, comme ce monde n’est pas ma maison,
    Il n’y a pas de peur de quitter ce corps,
    Il n’y a pas de désir même d’être au paradis.
    Mon seul désir est de me fondre en toi.
    Mon seul désir est de me fusionner avec toi, mon amour.
    Tu es la lumière de ma vision. »


        J'offre ce texte à un ami qui vient accidentellement de quitter son corps, afin qu'il trouve la voie vers la Lumière Parfaite.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 10 Avril à 09:26
    daniel

    Quitter son corps, quitter le monde de l'illusion pour la délivrance et la vérité. J'ai peur de ce passage, de cette transformation. 

    Pour ton ami je lui souhaite de partir rapidement et le cœur léger.

      • Mercredi 10 Avril à 09:47

        Oui, la peur est hélas naturelle. Nous ne sommes pas programmés pour l'inconnu... du moins notre mental !!

    2
    Mercredi 10 Avril à 17:14

    Nous ne sommes pas de ce monde, ces mots nous reviennent en lisant ton texte.

      • Mercredi 10 Avril à 18:38

        Nous ne sommes pas de ce monde, on nous l'a dit et nous le pressentons, mais comme l'animal habitué à sa cage nous sommes incapables d'imaginer être au dehors....

    3
    Mercredi 10 Avril à 17:16

    L'après semble bien incompréhensible pour tous ! J'aime beaucoup les dernières lignes. 

     

    Bises et pour celui qui est parti, je lui souhaite d'être en paix.

      • Mercredi 10 Avril à 18:40

        Oui, je pense qu'il n'a pas eu le temps d'avoir peur, ou pas longtemps... Par contre pour son épouse c'est terrible je crois. erf

    4
    Jeudi 11 Avril à 06:31

    Quel beau poème. Lumière de ma vision... Vraiment magnifique.

    Des pensées pour ton ami.

    5
    Vendredi 19 Avril à 21:29

    Moi aussi j'aime beaucoup les dernières lignes du poème

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