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           J'ai parsemé ma route de petits cailloux pour être sûre de retrouver mon chemin.

     

     

     


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        Entrepris en février 2018 pour faire suite à "L'Instant Secret" - beaucoup plus ancien -, ce blog est actuellement en pause pour la préparation d'un recueil de poèmes qui s'intitulera 

    « La Quête »

          et qui, articulé en 7 parties, s'achèvera avec celle intitulée "Émerveillement" et sur le dernier poème publié ici (La flûte).

     

    La Quête

      

        Il sera signé de mon nom véritable, comme les précédents, et sera de même publié par les éditions Stellamaris, situées en Finistère.

         Sa sortie est prévue pour novembre 2018.

     

    NB : La maquette de couverture ci-dessus, de ma composition, est indicative mais pas encore totalement déterminée. 

     

     


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    Parfois je crois être un bassin inondé de pétales de roses.

    Des lumières apparaissent, bienfaisantes comme une pluie de tendresse.

         Ce sont comme des confidences intimes, des paroles secrètes non formulées et audibles seulement par le cœur, qui subitement les reconnaît. 

            Le chant que j'ai découvert a ouvert une immense fenêtre qui m'a tenue éveillée dans son écoute presque toute la nuit - alors que je venais de lire ces mots de Rûmî :

    « Ce soir, lutte contre toi-même, ne t'endors pas,
    Afin de découvrir les largesses que répand la joie. »
    (Ode mystique 258)


          Le texte est en sanskrit, adressé au Dieu des dieux Shiva, et il est ici interprété par Deva Premal avec Manose, merveilleusement inspirés tous deux - elle au chant et au synthétiseur, lui à la flûte de bambou et au chant en écho.   



            En voici les paroles si émouvantes, avec un essai de traduction. 

        La formule "tvam eva" (ou "twameva" suivant la prononciation) signifie : "toi précisément", c'est-à-dire "c'est toi qui...", ou "toi seul...". 


    Tvam eva mata cha pita tvam eva,
    Tvam eva bandhus cha sakha tvam eva ;
    Tvam eva vidya dravinam tvam eva, 
    Tvam eva sarvam, mama Deva Deva !


    Toi qui es ma mère, mon père,
    Toi qui es mon prochain, mon ami ;
    Toi qui es ma connaissance, ma richesse,
    Tu es vraiment mon Tout, mon Dieu, mon Dieu !

     

     


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     Seigneur,

    Je T'ai appelé et Tu m'as répondu

    Tu m'as enveloppée de ton étreinte

    Aimante et paternelle

     

    Je voulais m'absorber en Toi

    Je pensais m'y dissoudre et disparaître

    Mais rien n'a disparu

    Tout au contraire s'est mis à sourire et à scintiller

    Dans un torrent de Joie et de Beauté

     

    Ta Grâce

    C'est la rivière du bonheur d'exister

    Cette vague qui porte haut

    Le frêle esquif de la Conscience

    Jusqu'à la compréhension que tout est miracle

     

    Tu m'as poussée dans la Nuit

    Pour que je voie le Jour

    Tu as fermé mes yeux

    Pour que je les ouvre

     

    Non pour que je Te voie

    Non pour me montrer la Vérité

    Mais pour que je ressente

    L'immensité de l'Amour

    Que Tu Es

     

    Et qui me porte

    En Vérité

     

     

     


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    « Le chemin n'est pas terminé ; le calice de la vie n'est pas bu jusqu'au fond...»

       Ainsi s'exprimait Ivan Wyschnegradsky dans "La Journée de l'Existence", ce monument pour récitant et orchestre où il décrit les luttes de la Conscience pour parvenir à sa pleine réalisation. Mais tandis que ce texte autrefois me laissait perplexe tout en piquant ma curiosité, aujourd'hui je ne cesse de m'y replonger en y découvrant constamment de nouvelles vérités, qui me soutiennent sur mon propre chemin.

        J'ai lu quantités de livres, écouté bien des conférences, qui souvent m'ont apporté une ouverture, une espérance ; mais qui une fois refermés, une fois terminées, m'ont laissée tout aussi démunie qu'au départ, et revenue à l'endroit même où j'étais avant de les aborder.

        Cependant j'ai remarqué une chose : quand un être prétendument réalisé vous offre un aperçu de sa démarche (ce que vous souhaitez ardemment bien sûr), jamais ce qu'il a vécu ne correspond à ce que vous vivez vous ; et mieux encore : sur plusieurs récits de ce genre, aucun ne se ressemble !

        Alors jaillit cette vérité incontournable : dans l'immense diversité de la Vie, aucun cheminement n'est identique, chaque "individu" étant radicalement différent. Par contre les méthodes à utiliser, si elles semblent initialement aussi multiples que les milliers de voies existantes, s'avèrent au final étrangement similaires, et lorsque l'on s'approche de la fin, de plus en plus universellement semblables.

         Dans l'obscurité du chemin, qui demeure totalement désertique jusqu'à la fin (et l'on sait bien qu'il ne fait jamais si noir que juste avant le lever du jour), on cherche désespérément des repères, et il m'a semblé en trouver dans le dernier ouvrage consulté (qui cependant ne m'a pas toujours paru si limpide non plus) : 

    « L'Aventure Intérieure », de Darpan. 

        En voici quelques phrases riches de profondeur :

    «  Un autre mode d'être semble vouloir naître, mais nous n'y comprenons rien. La transition semble interminable, cependant il ne faut pas se laisser abattre car elle a une fin. Nous devons tenir en laisse notre rationalité, agir sans rien attendre en retour, sans opposer de résistance à ce qui se présente. La partie de nous qui veut en finir est justement celle qui doit être mise à genoux.

       (...) Nous pouvons nous accrocher comme des naufragés à notre corps, à nos paroles ou à nos habitudes. Nous effacer nous-mêmes fait payer un lourd tribut à notre "humanité". Nous ne pouvons que nous en remettre à plus grand que nous : cette intention agit en dépit de nos complaisances.

      (...) Après nous être ouverts à l'Immensité voilà que nous nous recroquevillons dans notre petite personne. (...)

        Même si le processus est ardu et inconfortable, nous savons, en notre for intérieur, que ce qui oeuvre en nous est juste. (...)

        Chacun reçoit le mal ou le pire qui l'aide à sortir de sa personne. »

     (p.312-313)

     

     Or le pire, c'est justement de ne pas recevoir ce à quoi l'on s'attend.

    Le pire, c'est de ne jamais voir venir ce que l'on espère de tout son être depuis si longtemps.

    Le pire, c'est de croire qu'un autre a reçu ce choc fatal que l'on espérait pour soi, et de s'imaginer qu'on en est moins digne ; que tout le travail effectué est demeuré vain. Et donc de douter de sa propre compréhension du travail à faire, et de ses propres capacités. Puis de douter de la "force supérieure" à laquelle on s'était pourtant totalement abandonné... !

    Alors, réussira-t-on à voir que ce regard en nous tourné vers l'imaginaire (ce qui est supposé arriver à un autre) est cela même qui est notre carcan et notre bourreau ?

    Comment un événement prévu - déjà anticipé ou lu - pourrait-il nous éveiller ?!

    La sonnerie du réveil-matin, la fraîche lumière du petit jour font-elles partie du rêve qui se déroule ?

    La surprise doit être totale.

     

     


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