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            J'ai relu le livre une seconde fois, pour relativiser cette réaction que j'ai face à certaines affirmations de Frédéric Lenoir selon lesquelles on pourrait être heureux en utilisant quelques moyens simples du genre : suivre son cœur pour trouver sa vraie voie dans la vie, ou encore utiliser la force mentale pour obtenir, par la pensée dirigée, certains résultats... Ayant déjà, au cours de ma vie bien avancée, expérimenté tous ces exercices, je sais qu'ils sont bien peu fiables, les choses arrivant toujours telles qu'elles doivent arriver, parfois en bien, parfois en mal, sans que nous y puissions rien.

            Ce sont toutes ces bonnes paroles que Blanche distille à Hugo, avec force citations de textes appris par cœur, qui me rappellent l'échec total de mon parcours éducatif, poursuivi d'une manière trop disciplinée et trop scolaire pour porter de réels fruits. Mais pourtant on est touché, et Hugo est touché, pourquoi ? Parce que derrière tout cela il y a de la passion - passion de Blanche pour tous les textes qu'elle évoque - et surtout de l'amour : son désir profond de l'aider, son amour réel pour lui, et qui se ressent.

           Ce qui ressort donc en réalité de tous ces échanges, ce ne sont pas les propos eux-mêmes, qui en fait sont de très peu d'importance, mais ce qui se cache derrière eux, ce qui les provoque et fait leur finalité : une puissante énergie que Blanche est capable de déverser de son propre cœur dans le cœur de Hugo. Le passage de témoin, si j'ose dire, se fait de cœur à cœur - et d'ailleurs il ne peut en être autrement sur cette terre.

          De même, quand j'ai reçu ce livre, ce que j'ai reçu en réalité c'est l'énergie du cœur de la personne qui me l'a envoyé ; et c'est cela qui m'a fait le plus de bien...

     
         Ainsi, quand Frédéric Lenoir essaie de nous apporter des réponses au niveau humain, peut-être n'y parvient-il pas tout à fait. Mais par bonheur, il fait parler un ange ! Il dit bien lui-même que cet ange ne prononce pas de mots qui soient véritablement audibles. Mais l'énergie émanée de son cœur se propage et, transmise sous forme de mots, ceux-ci constitueront les passages les plus merveilleux et les plus réconfortants de l'ouvrage.

          En voici quelques-uns.

     

    «   Ce que vous appelez le mal peut se concevoir comme la privation du bien. Sans l'expérience du mal, vous n'auriez aucune conscience de ce qu'est le bien. Sur terre, tout est expérience. Certaines sont lumineuses, d'autres ténébreuses. Certaines dilatent le cœur, d'autres l'éprouvent. Certaines consolent, d'autres terrifient. Lorsque tu es plongée dans la douleur, ne regarde pas ta vie uniquement à l'aune de la souffrance. Considère-la comme un tout indivisible, avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses tristesses, sa part d'ombre et de lumière, et rappelle-toi les moments heureux du passé. Alors tu pourras continuer d'aimer la vie malgré tout. Et lorsque tu passeras définitivement de l'autre côté du miroir - ce que vous appelez la mort - tu verras l'envers des choses et tu comprendras que toutes les expériences que tu as traversées pouvaient te faire grandir en humanité, en conscience et en amour. Mais c'était à toi d'en décider. Car toute âme est libre. Non pas toujours du choix des évènements qui arrivent, mais toujours de la manière dont elle va y réagir. Si tu comprends que toute expérience peut te faire grandir, alors tu sauras donner du sens à tout ce qui t'arrive et tu progresseras de plus en plus en joie, en sérénité, en connaissance de toi-même et du monde, et surtout en amour, qui est l'énergie la plus forte et la plus élevée de tout ce qui est. »

    «   Je serai toujours avec toi, même si tu ne me vois plus avec les yeux du corps. Souviens-t'en lorsque ta douleur sera grande. Tu n'es jamais seule. Aucun être humain ne l'est, même s'il le croit. Tu es aimée et chérie pour toujours. N'aie plus jamais peur.  »

    La Consolation de l'ange, p.116-117 et p.138-139

     

         Si le seul but du roman avait été de faire passer ces propos, cela aurait suffi à le légitimer. Mais en plus il aborde de nombreuses angoisses contemporaines et a le mérite de montrer que, s'il existe actuellement de grandes souffrances dans le monde, cela n'est pas nouveau, et que les hommes ont su depuis toujours les affronter et montrer comment les traverser - par la pensée, par l'art, et surtout par l'amour.

     

     

     

     


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          Pour remercier Marie, qui est venue (après Durgalola et quelques autres, que je remercie aussi) me chercher au fond de ma retraite et de mon silence, voici le "Bonheur du Jour" qui s'est présenté cet après-midi comme un lutin jailli de sa boîte, à la faveur d'une exceptionnelle éclaircie dans la morosité ambiante.

         Du côté de Saint-Valentin, charmante commune des environs très prisée par les japonais ...

     

    Saint-Valentin

     


             ... il existe, ce que j'ignorais totalement, une petite enclave de Provence... Des champs de lavande tout bourdonnants d'abeilles, que m'avait indiqués l'apiculteur local au dernier marché !

     

    Lavandes

     

    Lavandes

         
           Je m'en suis grisée quelque temps, cherchant à saisir le bourdonnement incessant associé au chant des grillons, qui furent hélas totalement couverts par le souffle du vent (et comme vous pouvez le voir à la fin de la vidéo, il y en a autant de l'autre côté de la route !).


     


           Mais au retour, tandis que roulant tranquillement sur de toutes petites routes je m'abreuvais des concertos pour piano de Saint-Saëns, d'autres merveilles m'attendaient ...

     

    Coteau fleuri vers Lizeray

    Un coteau aux jolis parterres fleuris...

     

    Pins derrière blés

    Du blé menant au "pin" ...

     

    Champ de Tournesols

     Des tournesols à peine éclos...

     

    Un tournesol


           Au retour, un petit bouquet de lavande vint décorer le mur de ma salle de séjour, pour me rappeler la merveilleuse odeur rencontrée.

     

    Le bouquet

     


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    Aujourd'hui les grands arbres m'ont offert un feu d'artifice

    de têtes flamboyantes lancées vers le ciel

    Tandis que les arbustes

    pour me faire rire

    faisaient les pitres en prenant des poses incroyables

    à califourchon les uns dessus les autres

    ou les cheveux dressés en zig-zag

    Certains me tendaient les bras

    D'autres attendaient sagement de devenir banquettes

    "C'est pour servir à quelque chose" 

    me disaient-ils avec douceur

    Je leur ai dit qu'ils étaient des amours

    de véritables amours

     

    Et tandis que gazouillaient les oiseaux

    je gazouillais aussi

    sous le regard amusé du soleil

    qui jouait à cache cache entre les branches

     

    Je marchais sur un fil

    ou sur un rail

    ou plutôt

    n'étais-je pas ce petit diamant

    posé sur un microsillon

    afin d'en tirer la musique du ciel ?

     

     

     

     

     


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    Le soleil brille dans les yeux des gens

    Ruisselle de leurs visages 

    Beauté

    Joie

     

     

     


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              Ce soir le soleil à son coucher éclabousse les façades d'or et d'argent, dans un poudroiement somptueux ourlé de nuages fulgurants.

            Rien n'aurait pu me faire supposer que je puisse faire cette petite marche si vivifiante et si paisible, à travers ces parcs où les arbres frères, hauts protecteurs, me tendent leurs bras amicaux.

            Rien ne laisse jamais imaginer la splendeur qui va soudain se révéler, car pas un moment, pas un instant ne ressemble à un autre ni ne peut être prévu.

     

            C'est ainsi que, grâce au changement perpétuel des choses, nous avons le bonheur inouï, dans cette Vie, de connaître et de goûter peu à peu les infinies facettes, nuances et subtilités de l'Être qui, patiemment et tendrement, se révèle à notre regard ébloui.

     


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