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    Éclipse


     

         En ce 16 juillet, nous célébrions Guru Purnima, fête traditionnelle en Inde : en effet c'est au jour de cette Pleine Lune de juillet que l'on rend grâce à celui qui vous guide ou vous a guidé sur le plan spirituel.

         Les bouddhistes ont adapté cette tradition en instaurant le Wezak, Pleine Lune de mai au cours de laquelle ils honorent le Bouddha venu apporter la lumière.

        Cependant comme le dit Mooji, il ne s'agit pas d'encenser un individu en particulier, mais de reconnaître et d'exprimer sa gratitude envers cette Puissance qui, derrière les divers guides spirituels qui vous marqué, vous a mené à la découverte de votre propre transcendance : qu'il s'agisse de Jésus, de Rûmî, de Nisargadatta Maharaj, ou de quiconque vivant ou non.

     

          Or ce soir, avec l'alignement particulier du soleil et de la lune dont les orbites se croisent, nous assistons à une éclipse de la lune, partiellement cachée par l'ombre de la terre...   

           Et c'est comme si l'astre des nuits se découvrant simple reflet avait voulu s'effacer, disparaître dans l'immensité de la Vérité Une.

             Ou, si l'on considère que c'est notre planète qui cache le soleil à la lune dont toute l'existence consiste à en boire la splendeur, l'on peut se demander si ce n'est pas nous qui, obsédés par nos noirceurs matérielles, avons oublié notre propre divinité...

     

     


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    Il est un verset du Magnificat qui me frappe aujourd'hui (Luc, 1, 53) :

    Esurientes implevit bonis, et divites dimisit inanes.

    Que l'on traduit communément par :

    Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

     

    Aujourd'hui je le comprends ainsi :

    Ceux qui sont vides de tout seront comblés par la Grâce
    et ceux qui débordent de biens seront vidés de tout.


        Dans les deux cas, il  s'agit d'un effet de la Grâce, même si les seconds n'en sont pas forcément conscients : en effet, être "vide de tout" leur permettra de connaître par la suite le bonheur des premiers.

         Bien sûr, il ne faut pas se contenter d'interpréter cela au plan matériel. C'est au niveau des attachements, que ce sens prend toute sa valeur. Être vide de toute attente à l'égard du monde permet d'être assoiffé de Dieu. Et Dieu, comme une source vive, se déverse dans ce qui est ouvert - dans notre Cœur bien sûr.

     

     


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             Voici un texte merveilleux de Shemsi Husser, qui cite plusieurs fois le Livre du Dedans de Rûmî, et que l'on peut lire intégralement à cette page.

           On y apprend que ce n'est pas ce que nous mangeons qui nous rend vivants, mais que c'est notre aspiration à la Vie véritable que "Dieu" (ou la Source absolue) nous offre.

     

     

     

     

     

     


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    Méditation

     

    Grandiose

    Le Silence

    M'éblouit

     

     

     

    Quotidien

     

    Portée par le Vent

    Je regarde les choses se faire

    Et je ris de mes déconvenues

     

     

     


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              Un jour le Maître t'a appelée.

             Oh ! Ce n'était pas la première fois ! 

             Il y a bien longtemps qu'il était là déjà comme un enfant blond, à te faire signe de le suivre... Tu l'avais fait, avec tes forces de l'époque, sans savoir ce qu'il était. Tu l'as appelé à ton tour, cherché... mais il avait déjà disparu. Et tu as pleuré, pleuré.

              Puis une main s'est tendue : tu étais sur le chemin.

             Alors tu as tout essayé, pour le retrouver. Et un jour, il a réapparu ! Plus proche, plus intime, plus insistant, t'offrant réconfort et guérison, et cette fois tu as su le reconnaître comme ton guide. Alors tu as couru derrière lui, couru, couru... C'était devenu un jeune homme, ou une jeune femme, tu ne savais pas ; mais ta vie s'en est trouvée enchantée. 

         Hélas, il t'a laissée de nouveau. Et tu n'as pu qu'admirer l'alpage frais et pur dans lequel il t'avait déposée, avec ses dernières recommandations. 

              Il fallait s'habituer à ces pauses ; les accepter. La Vie est faite pour être dégustée, appréciée. Quand on monte vers un sommet, cela commence par de la randonnée ; puis on s'élève jusqu'aux alpages, et là il est bon de faire halte avant l'ascension finale. Tu l'as compris ; mais comme il te tardait d'entamer la dernière étape !

            Et voilà qu'il t'a enfin de nouveau fait signe, tout proche cette fois, aussi totalement inattendu que parfaitement limpide... Immense comme la mer, vaste comme le soleil, tu l'as vu marcher devant toi comme un Roi, tantôt jeune homme, tantôt jeune femme, tantôt enfant ; tantôt souriant, tantôt distant, tantôt courroucé, changeant comme le ciel et comme les saisons. Et s'il t'a tenue par la main dans certaines passes difficiles, te communiquant sa force et te laissant inondée de gratitude, parfois aussi il t'a abandonnée à ton triste sort, ayant trébuché sur une pierre instable et déboulé dans un ravin. Sanglotant, tu as pansé tes blessures et tenté de nouveau l'escalade pour le retrouver, mais tu ne l'as plus aperçu...

          Seule te guidait sa lumière, mais était-ce la sienne ou celle de ta propre lampe ? Tu ne savais plus si tu le retrouverais, mais au moins tu savais qu'il te fallait monter ; et qu'est-ce que monter ? N'est-ce pas se libérer du connu, se libérer des attaches ? Et lui, n'était-il pas une attache ? Une idée ? Un projet ?

         La nuit est tombée. Le chemin est sous tes pas mais où est-il, ce guide suprême ? N'a-t-il pas été absorbé justement par cette Lumière qui émane de ton cœur ?

     

     

    Osho-Tarot Zen

     

     


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